Dépêches

Haïti-Médias : Le Kolektif 2 Dimansyon dénonce l’agression au gaz lacrymogène contre le photojournaliste Edris Fortuné


lundi 18 janvier 2021

P-au-P, 18 janv. 2021 [AlterPresse] --- Le Kolektif 2 Dimansyon (K2d) condamne l’agression au gaz lacrymogène, commise par des agents de la Police nationale d’Haïti (Pnh), sur le photojournaliste, Edris Fortuné, lors de la manifestation de l’opposition, le vendredi 15 janvier 2021, à Port-au-Prince, dans une note dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.

Cette agression constitue une atteinte supplémentaire à la liberté de la presse en Haïti, fustige le Kolektif 2 Dimansyon qui se dit préoccupé par les violences policières sur les journalistes.

Il exige une enquête afin de punir, de manière exemplaire, le coupable responsable de l’agression physique sur le reporter d’images Edris Fortuné.

Edris Fortuné est responsable de « Bleu et Rouge productions », qui relayent les différents mouvements de rues et les manifestations des organisations populaires, etc.

Outre les autorités judiciaires haïtiennes, K2d appelle les organisations de droits humains et organisations internationales à s’impliquer activement auprès des organes de presse, pour faire respecter les droits que les conventions internationales ont conférés aux journalistes en Haïti.

Lors des manifestations anti-gouvernementales, le vendredi 15 janvier 2021, un agent de la Pnh a injecté délibérément un spray lacrymogène dans les yeux du journaliste Edris Fortuné.

« La violence policière à l’égard des journalistes va en crescendo en Haïti. Depuis bientôt 4 ans (2017), il est plus difficile d’exercer ce métier de reporters d’images, de photographes », estime Pierre Michel Jean du K2d, intervenant à l’émission Fwote Lide sur AlterRadio 106.1Fm,

Aujourd’hui, il est très difficile d’accéder aux quartiers populaires ou tout autre quartier chaud, pour réaliser des reportages en substance sur les conditions de vie des habitantes et habitants, relève K2d.

« Les photojournalistes, vidéastes rendent fidèlement compte des événements, plus que les autres travailleurs de la presse. Ce qui les transforme en de véritables dangers pour les policiers, qui violent les droits humains dans les mouvements de rues », souligne le Kolektif 2 Dimansyon. [dj emb rc apr 18/01/2021 08:05]