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Droits humains : L’Agence nationale d’intelligence, un danger réel pour le respect des libertés et droits fondamentaux, garantis par la Constitution en Haïti, dénonce la Fjkl

P-au-P, 15 déc. 2020 [AlterPresse] --- L’Agence nationale d’intelligence (Ani), que voudrait implanter en Haïti le régime politique tèt kale au pouvoir, constitue un réel danger pour le respect des libertés et droits fondamentaux, garantis et protégés par la Constitution, les lois, traités et conventions internationales ratifiés par Haïti, met en garde l’organisme de droits humains Fondasyon je klere (Fjkl), dans un rapport dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.

« L’Agence doit faire l’objet d’une législation, plus adaptée aux valeurs d’une société démocratique », estime la Fjkl .

L’Ani représente une autorité secrète, autocontrôlée, autosaisie, avec tous les pouvoirs de police judiciaire, d’information et d’instruction, et bénéficiant, en plus, d’une immunité quasi-absolue, mentionne-t-elle.

Il convient de définir clairement les méthodes et techniques, qu’elle est appelée à utiliser, de même que ses structures de contrôle, ses rapports avec la justice, en vue d’éviter des abus.

La Fondasyon je klere suggère d’abandonner l’idée de placer ses agents au-dessus de l’administration, de la police et de la justice, pour mieux les contrôler, tout comme celle de l’immunité quasi absolue pour ses agents, pour les actes posés dans l’exercice de leurs fonctions.

« Le décret du 25 novembre 2020 pour le renforcement de la sécurité publique doit être purement et simplement rapporté », exige l’organisme de défense des droits humains Fondasyon je klere.

Les deux décrets de Jovenel Moïse, dont l’un concerne une Agence nationale d’intelligence (Ani) et l’autre un renforcement de la sécurité publique, sont contraires à certains principes de la démocratie, de l’État de droit et des droits civils et politiques des citoyennes et citoyens, avait aussi dénoncé, le Core Group, dans un communiqué.

Certains faits sont qualifiés d’actes terroristes par le décret sur le renforcement de la sécurité publique, alors qu’ils n’en relèvent nullement, analyse le Core Group.

Préalablement, des organismes nationaux de droits humains ainsi que différentes organisations politiques avaient assimilé ces deux décrets à une tentative autocratique du président Jovenel Moïse d’empêcher l’expression des revendications populaires. [emb rc apr 15/12/2020 15:25]