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Haïti-Justice : Le Renamah proteste contre les menaces de mort contre la magistrate Wendelle Coq, juge à la Cour de Cassation


lundi 28 septembre 2020

P-au-P, 28 sept. 2020 [AlterPresse] --- Le Réseau national des magistrats haïtiens (Renamah) dénonce les menaces de mort, dont est l’objet la juge à la Cour de Cassation, Wendelle Coq, de la part d’une kyrielle d’individus, dont « certains se sont clairement identifiés », souligne le Renamah, dans une note transmise à l’agence en ligne AlterPresse.

Certains de ces agresseurs reprochent à Wendelle Coq d’avoir boycotté « la prestation de serment des conseillers électoraux », qui devait être tenue, devant la Cour de Cassation, en audience extraordinaire et publique, le mardi 22 septembre 2020.

Le Renamah demande l’ouverture d’une enquête sur ces menaces de mort, proférées envers la juge Wendelle Coq.

« La magistrate Wendelle T. Coq ne pourrait, à elle seule, constituer un obstacle à la légitimité de ces conseillers électoraux, à travers leur assermentation, soumise à l’appréciation de la Cour le 22 septembre 2020 ».

La prise de fonction des conseillères et conseillers électoraux, qui ont le statut de juges électoraux, est tributaire de la prestation de serment, qui est, à la fois, une exigence législative et constitutionnelle, rappelle le Renamah.

Le Réseau national des magistrats haïtiens sollicite la collaboration de toutes les associations professionnelles de magistrats et syndicats de magistrats du monde francophone, de tradition juridique commune, aux fins d’apporter leurs supports à la magistrate Wendelle Coq et à tous les autres magistrats, qui sont l’objet de menaces et de persécutions, dans l’exercice de leur fonction de magistrat.

Malgré l’absence de prestation de serment à la Cour de Cassation, où la cérémonie a été reportée sine die, pour cause de divergences entre les membres de la Cour de Cassation, le président Jovenel Moïse a, quand même, procédé, à l’installation, le mardi 22 septembre 2020, au Palais national, des 9 membres du Conseil électoral provisoire (Cep), jugé inconstitutionnel et illégal par divers secteurs, notamment politiques et de droits humains. [emb rc apr 28/09/2020 14:15]