Dépêches

Haïti-Criminalité : Le Rnddh appelle à traduire en justice tous les membres des gangs armés et leurs complices


vendredi 14 août 2020

P-au-P, 14 août 2020 [AlterPresse] --- Le Réseau national de défense des droits humains (Rnddh) recommande aux autorités concernées d’arrêter et de traduire, par-devant les autorités de jugement, tous les membres des gangs armés ainsi que leurs protecteurs, dans une prise de position dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.

Le Rnddh leur demande d’enquêter sur les véhicules blindés de la Police nationale d’Haïti (Pnh), impliqués dans les attaques armées des gangs, et de prendre des sanctions à l’encontre des policiers nationaux, qui entretiennent des relations avec la fédération de gangs armés, dite G-9, ou tous autres gangs armés.

La protection des gangs armés par les autorités étatiques, à des fins politiques et électoralistes, ainsi que l’impunité, dont jouissent les bandits armés, sont révoltantes et totalement inadmissibles, aux yeux de l’organisme de défense des droits humains.

« Il est du devoir de l’État de garantir les droits à la vie, à la sécurité de toutes et de tous sur tout le territoire national, tel que stipulé aux articles 19 et 3 de la Constitution Haïtienne et de la Déclaration universelle des droits humains ».

Fournir les moyens adéquats et suffisants à l’institution policière, organiser des patrouilles dans tous les quartiers de la commune de Cité Soleil, notamment à Belekou, Nan Boston et Nan Brooklyn, dans le but de dissuader les fauteurs de troubles, et assurer une rotation régulière et un changement du personnel policier affecté au commissariat, aux sous-commissariats et antennes de Cité Soleil, sont parmi les propositions formulées par le Réseau national de défense de droits humains.

Du 1er juin 28 juillet 2020, au moins 111 personnes ont été assassinées, 48 personnes sont portées disparues et 20 autres ont été blessées par balles à Cité Soleil (municipalité au nord de la capitale, Port-au-Prince), relève un bilan du Rnddh.

18 femmes et filles ont été aussi violées, à plusieurs reprises, par des bandits armés à Cité Soleil.

Au moins 5 véhicules de transport en commun ont été interceptés et 6 maisons incendiées.

Depuis la fin du mois de mai 2020, la grande agglomération de Cité Soleil est le théâtre de violences armées et d’hostilités entre plusieurs gangs armés pour le contrôle des quartiers, qui ne se sont pas alliés à la fédération de gangs armés, dite G-9, indique le rapport du Réseau national de défense de droits humains. [emb rc apr 14/08/2020 13:20]