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Politique : La tentative de mise en place d’un nouveau Cep, une diversion sur la fin du mandat présidentiel, le 7 février 2021, en Haïti

P-au-P, 05 août 2020 [AlterPresse] --- La tentative du régime politique tèt kale au pouvoir de mettre sur pied un nouveau Conseil électoral provisoire (Cep), pour l’organisation d’élections dans le pays, constitue une diversion et une manœuvre visant à détourner l’attention de la population sur le mandat du président Jovenel Moise, qui doit arriver à terme le 7 février 2021.

C’est l’avis exprimé par plusieurs partis et regroupements politiques ainsi que des personnalités de l’opposition [1], dans une prise de position conjointe dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.

La tentative de mettre en place un nouveau Cep constitue un danger pour la démocratie et un avilissement pour le pays, fustigent ces partis regroupements politiques et personnalités.

Ils demandent aux différents secteurs de se concerter rapidement, dans l’objectif de bloquer tout éventuel coup d’État électoral et d’empêcher la prolongation illégale du mandat de Jovenel Moïse au pouvoir.

« Tous les citoyens et toutes les citoyennes doivent contribuer à ce combat, qui est une action patriotique visant à empêcher les mercenaires politiques de continuer à plonger le pays, avec tout le rêve de bien-être du peuple haïtien, dans le chaos, qui menace la souveraineté de la nation ».

« Ce sont des personnes sans crédibilité, sans compétence, qui se préparent à former le prochain Cep pour mener des opérations douteuses qui sont contraires à l’aspiration du peuple haïtien », poursuivent ces partis, regroupements politiques et personnalités de la société civile.

Entre-temps, une partie du. secteur vodou a déjà désigné Me. Énock Géné Génélus, ancien commissaire du gouvernement, près le tribunal de première instance des Gonaïves (Artibonite), comme son représentant pour siéger au sein du nouveau Cep.

Cet ex-commissaire du gouvernement, près le tribunal civil des Gonaïves, a été démis de ses fonctions, en avril 2015, pour avoir agi, sur un dossier déjà transféré au cabinet d’instruction, avait informé, à l’époque, le Ministère de la justice et de la sécurité publique (Mjsp).

Cette révocation de Me. Énock Géné Génélus serait liée à un dossier de corruption, dans laquelle était impliqué l’ex commissaire près le tribunal civil des Gonaïves. [mj emb rc apr 05/08/2020 15:22]


[1Les partis, regroupements politiques et personnalités, signataires de la position commune, sont le Secteur dit démocratique et populaire, les partis politiques Organisation du peuple en lutte (Opl), Verite, Veye yo, Inifòs, la Fusion des socio-démocrates (Fusion), le Mouvement patriotique populaire dessalinien (Mopod), Ayiti an aksyon (Aaa), entre autres.