Développement durable

Haïti : Les dégâts collatéraux de Covid-19 obligent à une révision du Plan de réponse humanitaire de l’Onu


mardi 7 juillet 2020

P-au-P., 06 juil. 2020 [AlterPresse] --- Les services sanitaires non-Covid ont été grandement affectés durant la pandémie, tandis que l’insécurité alimentaire et la malnutrition se sont aggravées, constate Bruno Lemarquis, représentant spécial adjoint au Bureau intégré des Nations unies en Haïti (Binuh), qui intervenait, le lundi 6 juillet 2020, à l’émission FwoteLide sur AlterRadio 106.1 FM.

C’est ce qui explique la révision du Plan de réponse humanitaire 2019-2020, indique-t-il.

Le nombre de personnes ciblées dans le plan passe de 2,1 à 3,1 millions. Et les besoins financiers sont passés de 253 millions à 328 millions de dollars américains (Ndlr : US $ 1.00 = 117.00 gourdes ; 1 euro = 136.00 gourdes ; 1 peso dominicain = 2.10 gourdes aujourd’hui), précise le représentant spécial adjoint au Binuh.

Le taux de couverture vaccinale des enfants a chuté et, cette année (2020), pour d’autres pathologies, les chiffres ont augmenté. Les visites prénatales et accouchements institutionnels, dans les centres de santé et de maternité, sont gravement affectés par la pandémie de Covid-19 (le nouveau coronavirus).

Les services ne fonctionnent plus de la même manière, parce qu’il y a eu une concentration sur la maladie de Covid-19. De plus, les gens veulent prendre moins de risques en visitant les hôpitaux.

La pandémie de Covid-19 a aussi mis des Haïtiennes et Haïtiens dans des situations extrêmement sévères d’insécurité alimentaire. 1,6 million d’habitantes et d’habitants sont passés du niveau 3 au niveau 4 sur une échelle de 5, signale Bruno Lemarquis.

Aujourd’hui (juillet 2020), 5,1 millions d’habitantes et d’habitants ont besoin d’assistance humanitaire contre 4,6 millions en février (2020).

La réponse à l’appel révisé de l’Organisation des Nations unies (Onu) pour son Plan de réponse humanitaire en faveur d’Haïti, lancé depuis 3 semaines, n’a eu pour le moment que 10% d’engagements, par rapport aux fonds sollicités.

Ceci est dû, en partie, aux difficultés majeures créées par la crise de Covid-19 au niveau international, souligne le représentant spécial adjoint au Binuh. [mj emb apr 06/07/2020 22:00]