Dépêches

Droits humains : La Nehro dénonce les brutalités policières et arrestations illégales en Haïti


jeudi 21 mai 2020

P-au-P, 21 mai 2020 [AlterPresse] --- L’organisation New england human rights (Nehro) dénonce les brutalités policières et arrestations illégales, dont sont victimes plusieurss citoyennes et citoyens, notamment les jeunes, au sein de la population en en Haïti, dans une note transmise à l’agence en ligne AlterPresse.

La Nehro critique également le comportement arbitraire du président et de son gouvernement de facto, qui violent systématiquement tous les accords et traités, signés par l‘État haïtien en matière de droits humains.

« L’administration de Jovenel Moïse se contente d’enfoncer davantage le pays dans le chaos, les crimes, la corruption, et s’attaque maintenant à tous les secteurs représentatifs de la société, dont les entrepreneurs, journalistes, hommes de lois, défenseurs des droits humains ».

Ces derniers temps, différentes organisations de droits humains dénoncent une quantité importante de cas de brutalités policières, comme celles contre le journaliste Georges Emmanuel Allen de la Radio télé vision Caraïbes (Rtvc), bastonné à Delmas 33, dans la nuit du mardi 28 avril 2020.

La Police nationale d’Haïti (Pnh) a procédé à l’arrestation de plusieurs militants politiques, lors d’une manifestation de l’opposition, organisée, à Port-au-Prince, le lundi 18 mai 2020, contre le régime politique au pouvoir.

A moins de 48 heures de la reprise de cette manifestation, des individus armés ont assassiné le militant politique de l’opposition, Ganard Joseph surnommé Ti Gana, fer de lance de la mobilisation anti-gouvernementale à Cité Soleil (nord de la capitale).

Divers témoignages font état de cas d’assasinats de citoyens, durant la nuit, en periode de couvre-feu, décrété, sur le terrritoire national, depuis la confirmation, le jeudi 19 mars 2020, des 2 premiers cas d’infection au virus de Covid-19 (le nouveau coronavirus).

Cette situation « exceptionnelle, que vit la république d’Haïti, depuis plus de quatre années, interpelle la conscience de toutes les vraies filles et de tous les vrais fils du pays », souligne la Nehro, tout en rappelant au gouvernement de facto, particulièrement le président de la république, combien « la défaite du droit est toujours provisoire ».

« Le jour viendra, où l’autorité de l’État sera restituée en Haïti, les auteurs des crimes, quelle que soit leur nature, seront jugés et condamnés ». [mj emb rc apr 21/05/2020 12:55]