A travers Haiti

Haïti-Santé : Le conseil municipal de Dame-Marie souhaite l’annulation du traditionnel événement, baptisé ‘’Kòk panyòl’’, pour éviter la propagation du virus de Covid-19


vendredi 15 mai 2020

Dame-Marie (Haïti), 14 mai 2020 [AlterPresse] --- Le conseil municipal de Dame-Marie (département de la Grande Anse, une partie du Sud-Ouest d’Haïti) exige l’annulation de l’événement traditionnel de combats de coqs, dénommés Kòk panyòl, prévus les lundi 18 et mardi 19 mai 2020, pour éviter toute propagation de la pandémie de Covid-19 (le nouveau coronavirus), selon les informations rassemblées par l’agence en ligne AlterPresse.

Chaque année, cette activité réunit des amateurs de combats de coqs (gaguères), venus des départements de la Grande Anse, du Sud (notamment des Cayes) ainsi que de l’Ouest, dont Port-au-Prince, entre autres, relate le maire principal de la commune de Dame-Marie, Gilbert Jean, qui intervenait, ce mercredi 14 mai 2020, à l’émission FwoteLide sur AlterRadio 106.1 Fm.

Le conseil municipal de Dame Marie dit craindre une multiplication des cas de Covid-19 dans la zone, lors de la tenue éventuelle de ces grandes journées de gaguères.

Une note a été acheminée aux stations de radio, pour informer de l’annulation, cette année 2020, des combats des coqs, suite à une rencontre du conseil municipal de Dame Marie avec les autorités locales et les notables dans la zone.

Le conseil municipal de Dame-Marie a aussi appelé au concours de la police de Jérémie, de Dame-Marie et de l’Anse d’Hainault, pour faire respecter la disposition d’annuler cet événement annuel.

Le conseil municipal de Dame-Marie a également demandé à l’évêque du diocèse, au curé de la paroisse de Dame-Marie et à d’autres prêtres catholiques romains de suspendre une grande activité de pèlerinage, organisée habituellement le dernier samedi du mois de mai, dans une localité à Dame-Marie, à l’occasion de la fête de Notre Dame du Perpétuel Secours.

Dans la commune de Dame-Marie, la plupart des habitantes et habitants ne portent pas de masque de protection, ni ne respectent les mesures de distanciation physique.

« Les gens continuent de se rendre dans les raras, les gaguères, les bals et activités théâtrales. ils ne sont pas nombreux à porter un masque de protection. Dans les marchés publics, ils s’entassent les uns sur les autres », rapporte, pour sa part, Françoise Innocent, dirigeante régionale de la Solidarite fanm ayisyèn à Jérémie.

A ce rythme, la Grande Anse risque d’avoir le plus grand nombre de personnes infectées au Covid-19.

Le nouveau coronavirus a déjà affecté la Grande Anse, où deux cas sont recensés. [mj emb rc apr 14/05/2020 19:30]