Médias : Faire respecter le cadre juridico-réglementaire, l’un des plus grands enjeux de la radiodiffusion en Haïti, selon le Conatel

P-au-P, 14 févr. 2020 [AlterPresse] --- Faire respecter le cadre juridico-réglementaire, par toutes les actrices et tous les acteurs de la chaîne, demeure l’un des plus grands enjeux de la radiodiffusion en Haïti, souligne le Conseil national des télécommunications (Conatel), à l’occasion de la 9e édition de la journée mondiale de la radio, le jeudi 13 février 2020, dans un communiqué dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.

L’État doit garantir la mise en place de canaux de communication fiables, prenant en compte toutes les opinions, toutes les traditions ou modes de vie, souhaite le Conatel.

« Des actions concertées, pour un paysage audiovisuel plus productif et économiquement viable, s’imposent ».

L’information est la matière première de toute activité sociale et économique, rappelle le Conatel, à l’occasion de la journée mondiale de la radio, consacrée sur « la diversité », en cette année 2020.

Le Conatel souhaite que le thème de la diversité soit une occasion pour faire la promotion de l’altérité, de l’acceptation de l’autre, du rejet de toutes violences et de toute diffamation, entre autres.

A partir des années 2000, il y a une explosion sur la bande Fm (en Anglais, Frequency modulation = procédé de radiodiffusion de programmes radiophoniques en modulation de fréquence. [1]), en Haïti, après la non utilisation de la bande Am (à partir d’émetteurs, utilisant la modulation d’amplitude [2]), consécutive au coup d’Etat du 30 septembre 1991.

Depuis plus de 20 ans, l’opinion publique en Haïti assiste à une multiplication « questionnable », sur le territoire national, d’attributions « intéressées » de fréquences, faites « au petit bonheur »(?), sur la bande Fm, à des particuliers, des « policticiens », des églises...

Entre-temps, des tracasseries administratives sont exercées sur les stations de radios communautaires, pour les forcer à intégrer une disposition institutionnelle rétrograde, datant de 1977 (sous la dictature des Duvalier), alors que le coup d’envoi des premières stations de radios communautaires, en Haïti, avait fait l’objet d’un accord avec l’Unesco, après le coup d’Etat de 1991...

Un débat, qui mérite l’attention de l’ensemble des médias. [mj emb rc apr 14/02/2020 15:40]