Droits humains : L’Office de la protection de la citoyenne et du citoyen préoccupé par la détérioration des conditions de détention en Haïti

P-au-P, 06 févr. 2020 [AlterPresse] --- L’Office de la protection de la citoyenne et du citoyen (Opc) se dit préoccupé par la détérioration des conditions générales de détention, dans plusieurs prisons, sur le territoire national, en Haïti, dans un communiqué, dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.

L’Opc évoque des problèmes, se rapportant au non-respect des garanties judiciaires, à la situation sécuritaire et à l’alimentation des détenus.

La crise sociopolitique, durant l’année 2019, a provoqué « de graves conséquences, non seulement sur le statut juridique des personnes incarcérées, mais également sur l’état de santé des détenus, qui vivaient déjà dans la précarité ».

L’Opc relève également une hausse du nombre de personnes en détention préventive prolongée.

Une enquête, conduite par des agents de l’Opc, signale une violation des droits de certains détenus, transférés à la prison civile de Croix-des-Bouquets, après la tentative d’évasion, le mardi 28 janvier 2020, au Pénitencier national (prison civile de Port-au-Prince).

Cette tentative d’évasion de prisonniers, maîtrisée par la Police nationale d’Haïti (Pnh), a été à l’origine d’une vive tension, le 28 janvier 2020, au Pénitencier national.

2 pistolets de calibre 9 mm, 1 revolver de calibre 38, 24 téléphones portables, 33 cartes Sim « Subscriber identity module »), 101 petits paquets de marijuana, 1 gros paquet de marijuana, 124 piques, 37 couteaux, 5 machettes et une quantité importante de fiches de transferts d’argent ont été récupérés, le 28 janvier 2020, au pénitencier national, par la police nationale.

L’Opc alerte sur une éventuelle catastrophe humanitaire au Pénitentiel national, si aucune disposition n’est prise, par les responsables, pour garantir le droit à l’alimentation des détenus, qui constitue un droit fondamental.

Ce même problème d’alimentation des détenus persiste aussi dans d’autres prisons, particulièrement dans les prisons civiles de Jacmel (sud-est), de la Croix-des-Bouquets (au nord-est de la capitale, Port-au-Prince), de Jérémie (Grande Anse, une partie du Sud-Ouest d’Haïti) et de Hinche (Plateau central).

« L’Etat a l’obligation de garantir, à toutes personnes, le droit à une alimentation suffisante et saine, leur permettant de satisfaire leurs besoins nutritionnels et de mener une vie active », rappelle l’Office de la protection de la citoyenne et du citoyen. [emb rc apr 06/02/2020 10:20]