Crise : Le Core Group exprime ses regrets, après l’échec d’une partie des protagonistes de parvenir, fin janvier 2020, à un accord politique en Haïti

P-au-P, 03 févr. 2020 [AlterPresse] --- Le Core Group [1] dit regretter que « les participants aux discussions politiques, déroulées les 29, 30 et 31 janvier derniers, n’aient pas pu parvenir à un accord, malgré leurs efforts », dans un communiqué, dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.

L’ensemble de la classe politique et des secteurs de la société haïtienne doivent prendre leurs responsabilités, face aux défis, auxquels le pays est confronté, encouragent les membres du Core Group, tout en réitérant leur soutien aux institutions de l’Etat et au peuple haïtien.

Les membres du Core Group, qui n’ étaient pas, apparemment, partie prenante, ouvertement, dans l’appui aux pourparlers des mercredi 29, jeudi 30 et vendredi 31 janvier 2020, à la nonciature apostolique catholique romaine (à Pétionville, à l’est de Port-au-Prince), entendent soutenir toute initiative constructive de dialogue, offrant, disent-ils, une perspective réelle de résolution de la crise politique et institutionnelle, dans laquelle la république d’Haïti demeure plongée, particulièrement depuis les émeutes des vendredi 6, samedi 7 et dimanche 8 juillet 2018.

Après l’échec de ces trois longues journées de négociations politiques, le directeur de l’initiative de la société civile (Isc), Rosny Desroches, indique qu’une autre convocation de protagonistes politiques est annoncée pour le vendredi 7 février 2020, en vue de chercher à trouver un accord définitif et une issue.

Rosny Desroches appelle les protagonistes à faire les concessions nécessaires, pour parvenir à un accord.

Lors de la troisième journée de rencontre, déroulée le vendredi 31 janvier 2020, le président Jovenel Moïse aurait accepté de réduire une partie sur son mandat, mais les partis proches du pouvoir n’étaient pas d’accord, fait savoir le coordonnateur du parti politique Organisation du peuple en lutte (Opl), Edgard Leblanc fils.

Cette mésentente serait à l’origine du blocage, précise Leblanc fils.

Pour sa part, le porte-parole du regroupement politique Mouvement patriotique dessalinien (Mopod), l’ancien député Serge Jean-Louis, a affirmé qu’il s’attendait à ce que la rencontre, entre les proches du pouvoir et des partis de l’opposition, ne débouche sur aucun résultat. [emb rc apr 03/02/2020 11:00]