A travers Haiti

Insécurité : 123 femmes et filles victimes d’actes de violences diverses, en 2019, dans la Grande Anse / Sud-Ouest d’Haïti


vendredi 31 janvier 2020

Jérémie (Grande Anse, une partie du Sud-Ouest d’Haïti), 31 janv. 2020 [AlterPresse] --- Durant l’année 2019, 123 femmes et filles ont été victimes d’actes de violences physiques, sexuelles et de séquestration, dans le département de la Grande Anse (une partie du Sud-Ouest d’Haïti), révèle un rapport de l’Initiative départementale contre la traite et le trafic des enfants (Idette), dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.

Parmi ces victimes, l’Idette a dénombré 91 filles entre (11 et 17 ans), 10 filles entre (5 et 10 ans) et 22 femmes (entre 18 et plus).

Par rapport à l’année 2018, les cas de violences sexuelles, faites aux femmes et aux filles, ont augmenté en 2019, dans la Grande Anse.

8 filles (entre 13 et 17 ans) et 3 femmes (de 18 à 24 ans) ont été victimes de violences sexuelles, suivies de grossesse.

1 fille de cinq ans et 1 femme de 18 ans ont été victimes de viols.

7 filles (entre 14 et 17 ans) et 4 femmes (de 18 à 27 ans) ont également subi des violences sexuelles et de séquestration, alors que 5 filles (entre 14 et 16 ans) et 5 femmes (entre 18 et 31 ans) ont été victimes de viols collectifs et/ou à mains armées.

Pour contrecarrer cette situation déplorable, l’Idette souhaie une collaboration étroite, dans la Grande Anse, avec les organisations féministes de terrain, de façon à changer en profondeur les pratiques et à adapter au mieux les moyens disponibles.

« Par rapport à notre expérience et expertise dans la lutte contre les violences faites aux enfants, nous soulignons qu’une très grande majorité des enfants, victimes de violences, ne sont jamais protégés, ni reconnus ».

L’Idette demande la mise en place d’un mécanisme de prise en charge des survivantes des actes de violences, au sein des communautés, de former les aqctrices et acteurs judiciaires, et d’effectuer un plaidoyer pour le Bureau d’assistance légale (Bal).

Elle appelle à accroître les capacités gouvernementales à coordonner la lutte contre les violences basées sur le genre, dans sa globalité.

L’Initiative départementale contre la traite et le trafic des enfants exhorte les actrices et acteurs étatiques et non-étatiques, dans la Grande Anse, à faire de la lutte, contre les violences sexuelles sur les femmes et filles, une priorité systématique, s’inscrivant dans une politique intégrée, impliquant tous les niveaux de pouvoir. [dj emb rc apr 31/01/2020 14:15]