Dépêches

Haïti-Crise : L’opposition annonce la poursuite des manifestations anti-gouvernementales, à l’occasion du 18 novembre 2019

216e anniversaire de la bataille de Vertières
dimanche 17 novembre 2019

P-au-P, 17 nov. 2019 [AlterPresse] --- L’opposition politique annonce la reprise des manifestations anti-gouvernementales pour forcer le président Jovenel Moïse à laisser le pouvoir, à l’occasion de ce lundi 18 novembre 2019, 216e anniversaire de la bataille de Vertières, qui a conduit à la proclamation, le 1er janvier 1804, de l’indépendance d’Haïti de la France colonialiste, selon les informations rassemblées par l’agece en ligne AlterPresse.

« Nous allons empêcher Jovenel Moïse d’aller souiller les monuments de Vertières, légués par nos ancêtres », lors de cette commémoration, avertit le militant politique Volcy Assad, rappelant comment le président n’avait pas pu se rendre, le 18 novembre 2018, à Vertières, au Cap-Haïtien.

Pour sa part, Jean-Charles Moïse du parti politique Pitit Dessalines demande à toutes les Haïtiennes et à tous les Haïtiens d’ériger, dans leurs communes respectives, un drapeau, de couleur noire et rouge, de manière verticale, comme le souhaiterait, dit-il, l’empereur Jean-Jacques Dessalines.

De son côté, Me Michel André, un des porte-paroles de l’Alternative consensuelle pour la refondation d’Haïti, souhaite une intensification de la mobilisation contre le pouvoir en place.

Me. André en profite pour dénoncer les « pressions », qui seraient exercées par des ambassades, sur les signataires de l’Alternative consensuelle pour la refondation d’Haïti, pour qu’ils négocient, avec Jovenel Moïse, la formation d’ « un gouvernement d’union nationale ».

La solution à la crise politique passe par la démission de Jovenel Moïse, réaffirme l’Alternative consensuelle pour la refondation d’Haïti.

L’ambassade des États-Unis d’Amérique en Haïti aurait annulé le visa diplomatique du sénateur Antonio Chéramy.

Le parlementaire Chéramy a assimilé cette décision à un acte d’intimidation à son encontre.

Entre-temps, l’opposition plurielle a mis en place une commission, devant se pencher sur le choix du président provisoire de transition et de son premier ministre, après la démission de Jovenel Moïse.

Cette structure, composée de 7 membres, comprend Victor Benoît du Bloc démocratique, Camille Fièvre de l’Alternative consensuelle pour la refondation d’Haïti, Jean William Jeanty du Forum patriotique de Papaye (Hinche), Génard Joseph de Mache kontre, Jean Robert Bossé de l’opposition institutionnelle, Sabine Lamour et Éric Balthazar, membres de la société civile.

La mission de cette structure de 7 membres consiste à définir les critères, devant aboutir au choix du président provisoire, parmi les juges de la Cour de Cassation, pour remplacer Jovenel Moïse. [emb rc apr 17/11/2019 12:50]