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Politique : La remobilisation de l’armée risquerait d’aggraver le problème d’insécurité en Haïti, selon le Collectif Défenseurs Plus


mardi 20 août 2019

P-au-P, 20 août 2019 [AlterPresse] --- La remobilisation de l’armée pourrait aggraver le problème d’insécurité en Haïti, estime le Collectif Défenseurs Plus, dans une interview accordée à l’agence en ligne AlterPresse.

L’existence d’un corps armé étatique, fonctionnant dans l’irrégularité, compliquerait le contrôle de circulation d’armes illégales en Haïti, à en croire le co-directeur du Collectif Défenseurs Plus, Antonal Mortimé.

Cette situation peut créer plus de tensions et de crimes sur le territoire national, prévient le Collectif Défenseurs Plus.

15 officiers, 23 aspirants sous-officiers et 248 soldats ont reçu leurs parchemins, dans un contexte de commémoration du 228e anniversaire (14 août 1791 - 14 août 2019) de la cérémonie du Bwa Kayiman, marquant le soulèvement général des esclaves, qui allait aboutir à la proclamation, le 1er janvier 1804, de l’indépendance d’Haïti de la France.

Le Collectif Défenseurs Plus déplore la manière, dont le président Jovenel Moïse remobilise l’armée d’Haïti, inactive depuis l’année 1995.

La structure, dite de nouvelles forces armées d’Haïti, a été mise en place sans aucun cadre légal et sans consultation avec des actrices et acteurs de la vie nationale, fustigent différents organismes de défense de droits humains en Haïti.

La remobilisation de l’armée est faite d’une manière cavalière, sans définir les véritables priorités avec différents secteurs dans la vie nationale, regrette le Collectif Défenseurs Plus.

Une nouvelle force armée d’Haïti n’est pas la priorité de l’heure. Elle n’aidera nullement à résoudre les problèmes sociaux, auxquels fait face la population, notamment celui de l’insécurité, avait estimé, pour sa part, le directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (Rnddh). [dj emb rc apr 20/08/2019 12:45]