Dépêches

Justice : L’ancienne directrice du Smcrs, Magalie Habitant, interdite de quitter Haïti


vendredi 16 août 2019

P-au-P, 16 août 2019 [AlterPresse] --- L’ancienne directrice générale du Service métropolitain de collecte des résidus solides (Smcrs), Magalie Habitant, est sous le coup d’une interdiction de quitter le pays.

Le juge d’instruction du tribunal de première instance de Port-au-Prince, Jean Osner Petit Papa, a ordonné à la direction générale du service de l’immigration et de l’émigration d’interdire Habitant de quitter le territoire national, par les voies terrestre, maritime et aérienne, dans une ordonnance en date du mercredi 14 août 2019, dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.

Des présomptions de complicité pèseraient sur la concernée, qui a été entendue, le 13 août 2019, au cabinet du juge d’instruction, dans le cadre du dossier de l’arrestation de 7 étrangers, lourdement armés, qui ont été arrêtés par la Police nationale d’Haïti (Pnh), dans les parages de la Banque de la République d’Haïti (Brh), le dimanche 17 février 2019.

Habitant serait l’ancienne propriétaire de l’un des deux véhicules, ayant servi au transport du commando.

Elle aurait cédé, le 28 août 2018, le véhicule à Fritz Jean-Louis, l’ancien ministre délégué auprès du premier ministre, chargé des questions électorales.

Cette interdiction de départ à l’encontre de l’ancienne directrice générale du Smcrs constitue une décision conservatoire, prise suite à l’instruction ouverte et menée, et au réquisitoire d’informer, émanant, à ce sujet, du parquet près le tribunal civil de Port-au-Prince, en date du 25 février 2019.

La plupart des présumés délinquants, de nationalité étrangère (7 étrangers sur 8 suspects, dont cinq Américains, un Serbe et un Russe), arrêtés en flagrant délit », avec des armes de guerre et de munitions de toutes sortes, sur le sol national, ont laissé le pays trois jours plus tard, soit le mercredi 20 février 2019, au mépris de la Constitution et des lois de la république, avait déploré le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (Cspj).

Le Cspj avait demandé au titulaire du Ministère de la justice et de la sécurité publique (Mjsp), Jean Roudy Aly, de lui fournir des explications, relatives à ce transfert « inqualifiable ». [emb rc apr 16/08/2019 11:05]