A travers Haiti

Politique : Des mouvements sociopolitiques à Saint-Marc exigent la mise en accusation de Jovenel Moïse en Haïti


mardi 6 août 2019

Saint-Marc (Haïti), 06 août 2019 [AlterPresse] --- Plusieurs organisations sociopolitiques, dans le département de l’Artibonite, dont Mouvman pou sove Ayiti (Mvsa) et Mouvman pou sove Senmak (Mopossm) appellent leur représentant à la chambre des députés, Samuel d’Haiti, à voter, le meercredi 7 août 2019, en faveur de la mise en accusation du président Jovenel Moïse.

Une telle action refléterait la prise en compte des revendications du peuple, face à un président qui ne cesse point de violer la Constitution haïtienne, estime le Mvsa, dans une lettre ouverte, en date du 5 août 2019, adressée au parlementaire d’Haiti et dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.

L’incompétence, l’irresponsabilité et la malhonnêteté du président Jovenel Moïse a entrainé une aggravation des conditions socio-économiques du pays, relève l’organisation Mouvman pou sove Ayiti.

Pour sa part, le Mopossm exhorte le député Samuel D’Haiti à se montrer à la hauteur de la confiance, que la population saint-marcoise a placée en lui, en votant favorablement pour la mise en accusation de Jovenel Moïse.

Le Mopossm met en garde contre toute tentative de négociation des votes à la chambre des députés, au détriment des intérêts de la nation.

La Conférence des pasteurs haïtiens (Copah) a également appelé tous les députés à prononcer la mise en accusation du président Jovenel Moïse, pour crime de haute trahison et violation grave de la Constitution du pays.

Le mercredi 7 août 2019 est la date prévue pour la séance, à la chambre des députés, autour de la demande de mise en accusation du président Jovenel Moïse, dossier en souffrance, depuis plus de 6 mois, à la chambre des députés.

Cette mise en accusation, souhaitée, en février 2019, par 14 députés, avait refait surface, après la publication, le vendredi 31 mai 2019, du deuxième rapport de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (Cscca), qui épingle Jovenel Moïse dans l’utilisation de « stratagèmes de détournements de fonds », à travers sa firme dénommée « Agritrans », pour la réalisation de travaux publics dans le Nord d’Haïti.

Entre temps, le parti politique Pitit Dessalines annonce la reprise, à partir du mercredi 14 août 2019, des mobilisations visant à aboutir à la démission de Jovenel Moïse de la présidence politique en Haïti.

Ces nouvelles mobilisations contre le régime politique en place devraient s’ échelonner jusqu’au mardi 23 août 2019, a précisé le dirigeant de Pitit Dessalines, Jean Charles Moïse, lors d’une conférence de presse, le lundi 05 août 2019. [emb rc apr 06/08/2019 10:50]