Politique : 32 ans après l’adoption de la Constitution de 1987, les violations des droits humains persistent en Haïti, selon l’Ocnh

P-au-P, 1er avr. 2019 [AlterPresse] --- Trente-deux ans (29 mars 1987-29 mars 2019) après l’adoption de la Constitution haïtienne, les violations des droits humains persistent en Haïti, déplore l’Organisation des citoyennes et citoyens pour une nouvelle Haïti (Ocnh), dans une note, dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.

« Les gouvernements, qui se sont succédé, n’ont pas cessé de violer la Constitution, tant dans son esprit que dans sa lettre, alors que la déclaration universelle des droits humains de 1948 confère clairement, à chaque être humain, des droits fondamentaux dès la naissance ».

L’Ocnh encourage les citoyennes et citoyens à s’impliquer dans le plaidoyer pour l’application des règles de droits.

« L’Etat, qui devrait pourtant garantir les droits, s’inscrit plutôt dans une dynamique de violation flagrante de ceux-ci », regrette-elle.

A travers de maigres fonds dans trésor public, les autorités étatiques n’ont jamais élaboré de budget national, pouvant favoriser l’accès de la population à l’éducation, à la santé et à la sécurité.

Les dirigeants du pays doivent prendre conscience de l’impact réel des prescrits constitutionnels sur la vie des citoyennes et citoyens, souligne l’Ocnh, appelant à tout mettre en œuvre pour répondre aux exigences de la Constitution envers les citoyennes et citoyens.

À l’occasion du 32e anniversaire de la Constitution du 29 mars 1987, des centaines de manifestantes et manifestants ont gagné les rues de Port-au-Prince, le vendredi 29 mars 2019, pour demander, à nouveau, la démission de Jovenel Moïse, de la présidence politique en Haïti, et des comptes sur la gestion des fonds PetroCaribe de l’aide vénézuélienne à Haïti. [mj emb rc apr 1er/04/2019 12:30]