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Haïti-Ueh : Des étudiants de la Fasch souhaitent une présence effective de la Police à la faculté

P-au-P, 24 Janv. 2018 [Alter presse] --- Des étudiants de la Faculté des sciences humaines (Fasch) de l’Université d’État d’Haïti (Ueh) sollicitent une présence effective de la Police nationale d’Haïti (Pnh) dans cet espace, en vue de faciliter la reprise des activités.

Lors d’une conférence de presse donnée le mardi 23 janvier 2018, ils appellent les autres instances à faire appliquer la résolution prise le 27 décembre 2017, par le Conseil de l’université (Cu), demandant une présence policière dans les entités en crise.

Le délégué des étudiants de la Fasch auprès du Cu, Jean Ederson Jean-Pierre, encourage les autorités de l’Etat à y contribuer également.

La mise en application de la résolution tarde encore, fustige-t-il.

Jean-Pierre déplore l’absence des policiers à la faculté contrairement à ce qui a été annoncé alors que les étudiants expulsés fréquentent au quotidien l’espace et profèrent des menaces physiques contre les autres étudiants et professeurs.

Une présence policière au sein de la Fasch, 11 mois après sa fermeture, empêchera des dégâts, pense-t-il.

Le Cu avait sollicité, dans les meilleurs délais, une présence policière dans l’enceinte de la Fasch et de la Faculté d’ethnologie (Fe), dans un communiqué de presse daté du jeudi 4 janvier 2017.

Nous ne pouvons pas laisser un petit groupe d’étudiants bloquer notre avenir. Ces derniers ont, en plus, participé à des actes de brigandage au rectorat de l’Ueh, martèle Jean-Pierre.

Les dirigeants de la Fasch ont tenté, à plusieurs reprises, de lancer le processus de choix des cours, mais cette démarche a été bloquée par des étudiants expulsés de la Fasch.

Le Conseil de coordination de cette entité vient d’annoncer le choix des cours pour le jeudi 25 janvier 2018 dont la reprise est fixée pour le lundi 29 janvier 2018.

Depuis le mois de juillet 2017, une série de mobilisations (marche, sit-in, pétition) est entamée par des étudiantes et étudiants, pour réclamer la reprise des activités au niveau de cette entité.

Plus d’une quinzaine d’étudiants, dont douze (12) de la Fasch, ont été expulsés de l’Ueh pour leur implication présumée dans le sabotage des bâtiments du rectorat, de la direction des études post graduées et autres exactions qui leur sont reprochées.

Les portes de la Faculté d’Ethnologie sont aussi fermées depuis le mois de juin 2017, paralysant les activités académiques.

La fermeture de la Fe s’est produite après que la voiture du doyen de l’institution Jean Yves Blot a heurté l’étudiant Jean John Rock Gourgueder, lors d’un mouvement de protestations étudiantes, visant la réintégration de leurs camarades expulsés de l’Ueh par le Conseil de l’Université. [la emb gp apr 23/01/2018 11 :15]