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Haïti-Droits humains : Faire de la santé, une priorité, plaide le Rhjs

P-au-P, 23 oct. 2017 [AlterPresse] --- Le Réseau haïtien des journalistes en santé (Rhjs) exhorte les autorités haïtiennes à faire de la santé une priorité, lors d’une conférence ; à laquelle a assisté l’agence en ligne AlterPresse.

Moins de 5% du montant du budget national 2017-2018 controversé est alloué au système sanitaire haïtien, rappelle le secrétaire général du Rhjs, Odilet Lespérance, dans cette rencontre organisée autour du thème « Épidémie de choléra en Haïti, 7 ans après, quel bilan ? »

Le fait que très peu d’investissements sont effectués dans ce domaine ne permet pas à la population d’avoir un accès minimal à la santé.

La santé constitue un facteur important dans le développement de toute société. En Haïti, la problématique de la santé reste très grave en raison des maladies existantes comme le choléra et la malaria, souligne le Rhjs.

Les maladies cardio-vasculaires, comme l’hypertension artérielle, affectent un pourcentage de plus en plus élevé de la population, qui n’a pas une couverture d’assurance générale en santé.

Le Rhjs déplore également un manque d’infrastructures sanitaires à travers Haïti.

Présent à la rencontre, le coordonnateur du Collectif Défenseur plus, Antonal Mortimé, relève combien les Haïtiennes et Haïtiens sont victimes de violations du droit à la santé et au bien-être, à cause, entre autres, de la présence, pendant 13 ans (2004-2017), de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah).

Le Collectif Défenseur Plus condamne le comportement de l’État haïtien et de l’Organisation des Nations unies (Onu), qui n’ont pris aucune disposition pour améliorer les conditions d’hygiène dans les milieux publics et privés.

Ce qui contribue à la propagation de l’épidémie de choléra.

Le Collectif Défenseur Plus espère que la nouvelle Mission des Nations unies pour l’appui à la justice en Haïti (Minujusth), entrée en fonction, à Port-au-Prince, le lundi 16 octobre 2017, se penchera sur les violations de droits humains occasionnées par la Minustah.

Jusqu’à date (octobre 2017), il n’y a eu aucun dédommagement des victimes du choléra, introduit en Haïti, en octobre 2010, par la Minustah.

L’épidémie du choléra a déjà tué plus de 10 mille personnes en Haïti. [bd emb gp apr 23/10/2017 11:00]