Troubles à l’ordre public et destruction de biens d’autrui, accusation contre une quarantaine de manifestants antigouvernementaux en Haïti

P-au-P, 09 octobre 2017 [AlterPresse] --- Troubles à l’ordre public et destruction de biens d’autrui seraient les principaux chefs d’accusation contre une quarantaine de manifestants antigouvernementaux et anti-budget 2017-2018, apprend l’agence en ligne AlterPresse.

Le dossier de ces manifestants est déjà transmis à un juge d’instruction, à Port-au-Prince, pour les suites nécessaires, informe, à l’agence en ligne AlterPresse, Me Michel André, l’un des fers de lance d’une série de mobilisations de rues contre le budget 2017-2018 et contre le pouvoir en place.

Le vendredi 6 octobre 2017, a eu lieu une visite de solidarité, de membres de l’opposition au guvernement, dont des sénateurs, avec les manifestants arrêtés et détenus au pénitencier national, suite aux mobilisations de rues dans l’aire métropolitaine de la capitale, Port-au-Prince, et dans plusieurs villes de province.

Des individus armés, à bord de véhicules sans plaque d’immatriculation, ont tiré, la semaine dernière, sur les manifestantes et manifestants à Port-au-Prince, sans aucune intervention d’agents de la Police nationale d’Haïti (Pnh), déployés pour sécuriser les mouvements de protestation, selon les rapoorts de journalistes sur place.

Lors d’une démonstration dans les rues, contre Jovenel Moïse et son équipe tèt kale, le jeudi 5 octobre 2017, au moins 4 personnes ont été blessées par balles, provenant de tirs d’individus non identifiés, à la rue Tiremasse (Port-au-Prince).

Le samedi 7 octobre 2017, la manifestation antigouvernementale a été, de nouveau, violemment dispersée par des agents de la Pnh, bien avant la destination finale annoncée par les organisateurs des démonstrations.

4 nouvelles journées de mobilisations sont, malgré tout, maintenues pour les mardi 10, jeudi 12, samedi 14 et mardi 17 octobre 2017, pour exiger le départ de Jovenel Moïse de la présidence en Haïti, confirme Me Michel André.

Cet appel à manifester, afin de réclamer la démission de Jovenel Moïse, a été lancé par la coalition « des organisations démocratiques », composée de sénateurs et députés de l’opposition, des partis politiques et organisations sociopolitiques « du secteur démocratique » et populaire.

Une précédente manifestation, déroulée le samedi 30 septembre 2017, pour réclamer non seulement le retrait de l’impopulaire budget 2017-2018, mais aussi le départ de Jovenel Moïse de la présidence en Haïti, a été violemment dispersée à Port-au-Prince, à coups de gaz lacrymogènes, par des agents de la Police nationale d’Haïti (Pnh).

Malheureusement, des casseurs ont profité du mouvement de rues du 30 septembre 2017 pour briser les devantures de différents magasins et les pare-brise de véhicules de fonction, clairement identifiés, de Radio Télé Kiskeya et de Radio Télé Métropole. [rjl emb rc apr 09/10/2017 11:25]