Une boite à outils

Par Gary Olius [1]

Dans la série d’interventions de collaborateurs réguliers ou occasionnels d’AlterPresse, à l’occasion de ses 3 ans le 28 janvier 2005

La sur-information est la sœur jumelle de la sous-information. Elles ne sortent pas seulement de la même matrice mais elles frappent aussi à la porte du monde réel à quelques minutes d’intervalle. Elles participent toutes deux au vaste projet mondial de désinformation. Désinformer pour confondre, désinformer pour neutraliser et désinformer pour mieux dominer, tel a été de tout temps l’un des éléments de la stratégie utilisée par les grandes puissances économiques et politiques.

Si l’Internet aujourd’hui nous inonde d’informations, il n’en demeure pas moins vrai que, paradoxalement, jamais le monde n’a été aussi mal informé. La conviction intime de la majorité d’être mieux informée n’est autre que la preuve qu’elle est mieux dominée. Domination habile et subtile, somme toute, car elle se fait avec le consentement des êtres dominés. Mais son efficacité sera mise tôt ou tard à rude épreuve, car la conscience collective ne s’endort jamais éternellement. Elle se réveillera par elle-même ou par des incitatifs venus d’une dynamique insoupçonnée du monde réel.

La conscience collective a des replis que les puissants du monde unipolaire ne pourront jamais explorer. C’est d’ailleurs de ces replis inexplorés que commence à jaillir la lumière réelle d’AlterPresse, ce website du groupe Médialternatif. Cette dernière fait partie d’une boite à outils qui participe à la construction d’une société haïtienne alternative où le droit à la parole sera donné à tous et à toutes ; ce, au mépris de cette mondialisation faite de 5% de technologie et de 95% d’idéologie. C’est par elle que le monopole et l’exclusion qui servent de toile de fond à notre société seront déchirés pour laisser la place à la participation de toutes les couches sociales au développement du paysÂ…