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Haïti-Élections : Le Cep en attente d’éventuelles contestations des résultats préliminaires de la présidentielle

P-au-P, 30 nov. 2016 [AlterPresse] --- Le Conseil électoral provisoire (Cep) rappelle les documents nécessaires, à présenter en contentieux en cas d’éventuelles contestations, deux jours après la publication des résultats préliminaires du premier tour de la présidentielle du 20 novembre 2016.

Dans une note, publiée sur l’ouverture officielle de la période de contestation, dont le dépôt est fixé du samedi 3 au lundi 5 décembre 2016, le Cep invite tous les concernés à consulter en ligne, sur son site officiel, le : « Règlement du Cep sur la méthode de calcul des votes et des règlements du contentieux électoral amendés ».

Les concernés peuvent aussi passer réclamer le document à l’adresse du Cep, situé à Pétionville.

Pour le moment, aucune contestation n’a encore été produite, apprend-on.

Le délai légal de 72 heures, après l’affichage des résultats, expire le vendredi 2 décembre 2016.

Suite à la publication, par le Cep, des résultats partiels du scrutin du 20 novembre 2016, qui placent le candidat du Parti haïtien tèt kale (Phtk), Jovenel Moïse, en tête avec 55.67% des voix, trois candidats malheureux ont alors crié à la fraude.

Jude Célestin, candidat de la Ligue alternative pour le progrès et l’émancipation haïtienne (Lapeh), donné second à 19% des voix, a été le premier à exprimer son intention d’aller en recours par devant le Bureau du contentieux électoral national (Bcen).

Il a soutenu que des procès-verbaux, présentant des irrégularités, ont été comptabilisés lors du processus.

Jean Charles Moïse, candidat de la plateforme Pitit Dessalines a aussi rejoint la chorale des contestataires, alléguant qu’il est arrivé en seconde position, derrière Jovenel Moïse.

Placé en 3e position avec 11.04% des voix, il reste convaincu de sa qualification dans ces élections pour un second tour.

Pour sa part, le parti politique Fanmi lavalas a entamé des protestations, bien avant la tenue même des élections, pour dénoncer un éventuel coup d’Etat électoral, qui viserait à écarter sa candidate à la présidence, Maryse Narcisse, protégée de l’ancien président Jean-Bertrand Aristide.

Les règlements du décret électoral font obligation à tous candidats ou partis politiques, ayant d’éventuelles protestations ou autres contentieux, de monter leurs dossiers pour recourir au Bcen. [am emb gp apr 30/11/2016 14:55]