Haïti-Matthew : Privilégier les enfants dans toutes les stratégies d’intervention étatique, recommandent Zanmi Timoun et Unicef

P-au-P, 28 oct. 2016 [AlterPresse] --- La Fondation Zanmi Timoun et la branche en Haïti du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef) appellent les autorités étatiques à privilégier les enfants dans toutes les stratégies d’intervention sur le terrain, suite au passage de l’ouragan Matthew, les lundi 3 et mardi 4 octobre 2016.

« Les enfants, l’une des catégories les plus vulnérables, se trouvent dans la même situation que les adultes et sont doublement victimes [..] », déplore Zanmi Timoun, dans une note, datée du 27 octobre 2016 et transmise à l’agence en ligne AlterPresse.

« Depuis des années, les enfants d’Haïti sont victimes de la pauvreté, de graves perturbations climatiques, de la violence, de la malnutrition et d’un système de distribution d’eau déficient ».

Zanmi Timoun déplore le fait que l’État n’ait pas mis en place une stratégie d’intervention, axée spécifiquement sur les catégories les plus vulnérables, dont les enfants, suite au passage du cyclone Matthew sur Haïti.

2 millions 100 mille personnes, dont 175 mille 509 déplacées, sont touchées par les effets de l’ouragan.

« L’ouragan Matthew est venu aggraver une situation déjà précaire […] », déclare, de son côté, Marc Vincent, représentant de l’Unicef en Haïti.

Devant la gravité de la situation des enfants à travers le pays, notamment dans les zones touchées par l’ouragan Matthew, l’Unicef se dit obligée de demander un surplus de fonds de l’ordre de 22, 5 millions de dollars américains (Ndlr : US $ 1.00 = 67.00 gourdes ; 1 euro = 78.00 gourdes ; 1 peso dominicain = 1.50 gourde aujourd’hui).

A travers ce fonds, l’Unicef se propose d’aider les enfants, non accompagnés et séparés de leurs parents, à retrouver et réintégrer leur famille, ainsi que de leur offrir un soutien psychologique et des activités récréatives.

Pour sa part, Zanmi Timoun tire la sonnette d’alarme en rappelant à l’Etat combien la situation des enfants, déplacés ou séparés de leurs parents, les expose à toutes sortes d’épidémie.

Ces enfants sont livrés à la promiscuité, à la malnutrition, à la maltraitance, à la traite et aux viols.

La Convention internationale relative aux droits des enfants demande aux États-parties de considérer l’intérêt supérieur de l’enfant comme primordial, rappelle Zanmi Timoun. [am emb rc apr 28/10/2016 13:30]