Haïti-Insécurité : Des institutions et personnalités expriment leur tristesse, suite à l’assassinat du juriste Willems Édouard

P-au-P, 11 juil. 2016 [AlterPresse] --- Plusieurs institutions et personnalités ont exprimé leur tristesse, suite à l’assassinat, le vendredi 8 juillet à Pétionville (périphérie est), du brillant juriste, éditeur et écrivain, Willems Édouard, survenu à l’âge de 51 ans.

« Les parents et amis de Willems Édouard, et le monde culturel du pays, viennent de perdre une étoile rayonnante de savoir, d’espoir et de bonté de cœur. Que l’autre monde lui réserve une place de choix, loin de la peur, de l’insécurité et de l’insalubrité, un endroit où il peut retrouver cette solidarité qui jadis existait entre les haïtiens », exprime la Fondation Maurice A. Sixto (Fmas), dans une note.

La Fmas a assisté avec « indignation et profonde tristesse » à l’assassinat de l’un de ses membres fondateurs, tout près de son siège social, à la rue Gabart, indique la note.

En matière de droit d’auteur ou en tant que conseiller culturel au Conseil d’administration, Édouard a toujours été « une ressource inestimable » pour la Fmas, depuis sa création en mai 2004.

« C’est avec grande tristesse et désolation que j’ai appris l’assassinat de Willems. C’est une terrible nouvelle que nous avons reçue, à travers cette tragédie », exprime l’ancien maire de la commune de Port-au-Prince, Jean-Yves Jason, également directeur exécutif de l’Association citoyens sans frontières (Csf).

Cet assassinat constitue un acte criminel et terroriste, destiné à intimider les citoyennes et citoyens conscients et concernés, condamne-t-il.

Les autorités haïtiennes ont la nécessaire obligation de mener une enquête sérieuse pour arrêter les coupables, exige-t-il, appelant celles-ci à renforcer la sécurité du pays pour que les citoyens puissent travailler et fonctionner dans la sérénité.

Il exhorte la population à rester vigilants, crier son indignation et s’activer pour enrayer la machine du crime

Sur la page Facebook du défunt, le linguiste Robert Berrouet-Oriol se dit « profondément choqué et attristé d’apprendre une si épouvantable nouvelle », rappelant qu’Édouard a été l’un de ses meilleurs étudiants à la Faculté de linguistique appliquée (Fla) de l’Université d’État d’Haïti (Ueh).

Ancien directeur général des Presses Nationales d’Haïti (2004-2011), Willems Édouard était un spécialiste haïtien dans le domaine des droits d’auteurs et consultant au Bureau haïtien du droit d’auteur (Bhda).

Professeur de français à la Faculté de linguistique appliquée (Fla) de l’Ueh, il détenait un diplôme d’études supérieures spécialisées (Dess) en management culturel (Paris-III Sorbonne Nouvelle/Fic).

Ces derniers mois, une remontée des actes de banditisme (assassinats, braquages, vols et autres) inquiète les habitantes et habitants dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince.

Le dimanche 3 juillet 2016, le citoyen Rico Henry a été assassiné, par des individus armés, au niveau de Delmas 31 (au nord-est de la capitale), après sa sortie d’une banque commerciale.

Dans la soirée du mercredi 15 juin 2016, l’expert en technologie, également directeur exécutif des services numériques à la Sogebank, Michel Stéphane Bruno, âgé de 42 ans, a été abattu par des bandits armés, à Puits Blain 17 (périphérie nord-est). [emb gp apr 11/07/2016 12 :00]