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Haïti-Elections : Le parti politique Ayisyen pour Ayiti exige la démission de 3 juges-conseillers de la Csc/ca

P-au-P, 02 sept. 2015 [AlterPresse] ---- Le parti politique Ayisyen pour Ayiti réclame la démission de Fritz Robert Saint Paul, Saint-Juste Momprevil et Jean Ariel Joseph, 3 juges-conseillers de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (Csc/ca), lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi 2 septembre 2015.

Ayisyen pour Ayiti critique les agissements, qu’il qualifie de scandaleux et de magouilles, de ces 3 juges-conseillers de la Csc/ca, pour blanchir l’ex-candidat à la présidence de la Plateforme Vérité, Jacky Lumarque, écarté par le Conseil électoral provisoire (Cep) pour absence de décharge.

Dans une note transmise à AlterPresse ce 2 septembre, Ayisyen pour Ayiti appelle les six autres juges-conseillers de la Csc/ca à se désolidariser, publiquement, des trois personnes impliquées dans cette affaire afin de sauvegarder l’honneur et le prestige de cette noble Institution.

Ce parti politique demande également la mise sur pied d’une commission d’enquête de l’Unité de lutte contre la corruption (Ulcc), dans le but d’élucider cette affaire.

Des manœuvres mafieuses et politiciennes auraient été concoctées pour remettre Jacky Lumarque dans la course à la présidentielle, annoncée pour le 25 octobre 2015, soulignait Ayisyen pour Ayiti dans une autre note de presse datée du 25 août 2015.

Ces manoeuvres auraient été mises en œuvre en dehors de la loi et en violation du décret du 23 novembre 2005, régissant le statut et le fonctionnement de la Csc/ca.

« Ce coup fourré ne passera point. N’en déplaise aux signataires de la lettre-pétition, publiée en faveur de Lumarque », lit-on dans la note du 2 septembre 2015.

Une pétition, en faveur de la réintégration de Jacky Lumarque dans la course à la présidence et appelant à une reconsidération « sans délai » de son dossier par le Cep, a été lancée par cent cinquante personnalités.

Diverses voix jugent fantaisistes les motifs (absence de décharge), avancés par le Cep, pour écarter de la course Jacky Lumarque, candidat sous la bannière de la plateforme Vérité.

Lumarque a été radié de la course à la présidence, le 19 juin 2015, environ quatre jours après une demande de réexamen de son dossier, formulée par plusieurs partis politiques.

Suite à la contestation de sa candidature à la présidence, Jacky Lumarque avait, auparavant, obtenu gain de cause devant le Bureau du contentieux électoral départemental (Bced) et le Bureau de contentieux électoral national (Bcen).

En dépit de nombreux recours et plusieurs manifestations de rue organisées à Port-au-Prince par la plateforme Vérité, le dossier reste en suspens. [emb rc apr 02/09/2015 13:45 ]