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Haïti-Rép. Dom. : Enquête gouvernementale sur la disparition de 24 ressortissants haïtiens à Bànica, selon Lener Renauld

P-au-P, 17 juil. 2015 [AlterPresse] --- Le gouvernement est en train d’enquêter sur la disparition de 24 ressortissants haïtiens dans la zone de Bànica, en République Dominicaine, indique à AlterPresse le titulaire ad interim du Ministère des affaires étrangères et des cultes (Maec), Lener Renauld.

« Nous sommes en train d’enquêter, nous avons des hommes sur place », fait savoir Renauld, joint au téléphone par AlterPresse.

Cette déclaration survient, 5 jours après la disparition 24 Haïtiens dans la zone de Bànica (République Dominicaine) dans l’après midi du dimanche 12 juillet 2015, alors qu’ils étaient 26 à tenter de se rendre en territoire dominicain en quête de travail.

Ces informations ont été révélées par les deux survivants de cette attaque.

Ces derniers soutiennent avoir pu échapper de justesse à deux individus armés, en civil, qui leur ont laissé impression qu’ils allaient ouvrir le feu sur eux.

Depuis lors, aucune trace des 24 autres migrants n’a pu être retrouvée.

Ces ressortissants seraient originaires, pour la plupart, du département du Centre.

Ils auraient traversé la frontière dominicaine de Bánica, en passant par la localité frontalière haïtienne de Biassou, dans le haut Plateau central.

Le Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (Garr) appelle, en conséquence, les ressortissants haïtiens à faire montre de prudence et à se doter de documents légaux avant de se rendre en territoire dominicain.

La plateforme Garr en profite pour demander aux autorités haïtiennes d’exiger, de l’État dominicain, des mesures drastiques pour punir tout acte de violence ciblant les immigrants haïtiens sur leur territoire.

Depuis la mi-juin 2015, plusieurs milliers de personnes ont traversé haïtienne, fuyant la République Dominicaine.

Cette situation a jeté un froid supplémentaire, dans les relations entre Haïti et la République Dominicaine, et provoqué l’envoi d’une mission de l’Organisation des États américains(Oea).

L’accueil des Haïtiennes et Haïtiens, ainsi que de Dominicains, déportés reste difficile.

Un camp de fortune a même vu le jour à Anse-à-Pitres, sur la frontière commune avec Pedernales. [jep kft rc apr 17/07/2015 12:20]