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Haïti-Justice : 2 mois après l’assassinat du fils d’Osner Févry, aucune arrestation malgré des indices

P-au-P, 03 sept. 2014 [AlterPresse] --- En dépit des indices concordants recueillis et des témoignages écrits, communiqués aux autorités étatiques, aucune arrestation n’a été effectuée dans le cadre du « crime crapuleux » d’Osner Févry Junior, perpétré le mardi 1er juillet 2014, dénonce le père du défunt, Me Osner Févry, lors d’un point de presse le lundi 1er septembre 2014.

Il existerait la version d’un témoignage, écrit par procès-verbal d’un juge de paix, en rapport à l’un des « criminels » qui conduisaient le véhicule de son fils, selon Me Osner Fevry.

Des photos du cadavre, exposées lors de ce point de presse, ont montré comment le défunt aurait subi des actes de tortures, notamment au bras, aux pieds et à la tête, avant son assassinat.

Le corps sans vie d’Osner Févry Junior a été identifié par la police nationale d’Haïti (Pnh), aux environs de 7:00 pm (23:00 gmt), dans le quartier de Thomassin 37 (banlieue de Pétionville, à l’est de la capitale), le 1er juillet 2014.

Une enquête a été, tout de suite, diligentée par la Pnh pour faire la lumière sur cet assassinat par balle.

Insatisfait du cours de l’enquête sur la mort de son fils, Osner Févry souhaite la formation d’une commission d’enquête indépendante et spéciale d’experts, en vue de faire la lumière sur cet assassinat.

Des experts haïtiens et étrangers attendent le feu vert du gouvernement pour la formation de cette commission, qui devra travailler avec un juge d’instruction pour identifier les responsables du crime, fait-il savoir.

Il affirme avoir saisi, par conséquent, le haut commandement de la Pnh, en date du lundi 21 juillet 2014, dans la perspective de solliciter, auprès du président du Conseil supérieur de la police nationale (Cspn), la formation de cette commission.

Une lettre a été adressée à Osner Févry, portant la signature du chef du cabinet du bureau du premier ministre (Laurent Salvador Lamothe), lui demandant de collaborer avec les enquêteurs de la Pnh.

Une réponse, qui est loin de satisfaire Févry.

Le père de la victime du 1er juillet 2014 affirme ne pas vouloir collaborer avec des personnes, sur lesquelles il aurait quelques suspicions concernant leur implication dans ce crime.

Soutenant la thèse d’assassinat de son fils aîné, le professeur Osner Févry projette de porter plainte contre tous ceux qui, au sein de la police, avant même toute enquête, parlaient de suicide de son fils.

C’était, sans doute, pour protéger les exécutants, les commanditaires ou les bénéficiaires de ce crime de sang, estime-t-il.

Me Févry confirme que son fils s’est absenté depuis le lundi 30 juin 2014, soit environ 24 heures avant la découverte de son corps.

Le défunt, Osner Févry Junior, était licencié en théologie du séminaire de théologie évangélique de Port-au-Prince (Step) et détenteur d’une maîtrise en administration publique de la République de Corée du Sud. [jep emb rc apr 03/01/2014 0:00]