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Haïti-Cinéma : Rencontres avec Raoul Peck autour de son œuvre

P-au-P, 4 oct. 2013 [AlterPresse] --- La Fondation connaissance et liberté (Fokal) recevra, une deuxième fois, ce vendredi 4 octobre 2013, le cinéaste haïtien Raoul Peck, autour de son œuvre documentaire et télévisuelle, apprend AlterPresse.

A cette occasion, le documentaire « Lumumba, la mort du prophète » sera projeté à la Fokal, suivi d’une rencontre avec le réalisateur haïtien.

Ce film de Raoul Peck raconte l’histoire du premier leader du Congo indépendant, Patrice Lumumba, qui fut arrêté, torturé et assassiné au Katanga.

Il analyse les effets de la colonisation, à travers le héros de l’indépendance congolaise, en revenant sur cette période déterminante de l’histoire africaine.

Le documentaire de création mêle biographie et histoire, témoignages et archives, qui constituent la trame d’une réflexion autour de la figure de Lumumba, sur l’assassinat politique, les médias, la mémoire.

Raoul Peck expose, dans ce film, la manipulation que les politiciens et les médias ont exercée sur l’héritage de celui que l’on considérait comme l’un des espoirs de la politique africaine.

Lors de sa première rencontre avec le public, le mercredi 2 octobre 2013, le cinéaste haïtien Raoul Peck a parlé de sa vision, du cinéma et de la télé qu’il utilise, selon lui, comme un instrument pour faire de la politique et dire ce que lui inspirent la vie, le quotidien et le combat.

« C’est la politique qui m’a amené au cinéma. Cela a été un choix de départ », rappelle-t-il.

Réalisant aussi bien des documentaires que des films de fiction, Peck affirme se servir de tous les instruments possibles à sa disposition, tout en confiant : « ce travail n’est pas toujours simple parce qu’on a tendance à vous mettre dans des catégories ».

« Dans mes documentaires, j’amène le plus de fiction possible, le plus d’histoire possible et le plus de dramaturgie possible, et, dans mes fictions, j’essaie d’amener le plus de réalités possibles », livre-t-il.

En même temps, réaliser un film pour la télé demande moins d’argent, plus de rapidité dans le travail et moins de temps pour développer les histoires, explique Raoul Peck.

Ces activités, réalisées à la Fokal, entrent dans le cadre d’une semaine de projection et de rencontres avec le réalisateur haïtien. [emb kft rc apr 04/10/2013 9:55]