Haiti-Politique : Ce que le sigle PSP représente (1 de 9)

Par Leslie Péan*

Soumis à AlterPresse le 2 octobre 2013

La rentrée tardive qui frappe le système scolaire haïtien pour une troisième année consécutive est une malédiction qui demande un exorcisme, une calamité qui exige une neuvaine. C’est ce que Leslie Péan propose avec la série de neuf articles qu’il publie à partir d’aujourd’hui.

Le sigle PS signifie dans tous les pays francophones et hispanophones Parti Socialiste, tout comme PC signifie Parti Communiste, et PD, signifie Parti Démocrate. À moins de s’inscrire dans une démarche de récupération en recherchant délibérément la confusion ou bien en ignorant complètement l’histoire récente, ces sigles sont les symboles de groupes voulant se reconnaître entre eux et être reconnus de l’extérieur. Sans être une marque protégée, le sigle PSP est une expression consacrée renvoyant au Parti Socialiste Populaire qui a valorisé l’image du socialisme à un moment historique en Amérique Latine et dans la Caraïbe. C’est ce que la désignation PSP a marqué dans les mémoires de millions de personnes dans les pays ayant des partis avec cette appellation, c’est-à-dire au Mexique, au Venezuela, en Argentine, au Chili, à Cuba, en République Dominicaine, etc. Dans le cas haïtien, le PSP renvoie au Parti Socialiste Populaire de la période 1946-1950 qui a eu d’excellents rapports avec le Parti Socialiste Populaire cubain, dont les dirigeants Blas Roca, Juan Marinello, Nicolas Guillén, Anibal Escalante ont été de grands amis d’Haïti.

L’expérience du PSP se confond avec la période 1946-1950 de la guerre froide au cours de laquelle le socialisme était considéré comme l’ennemi numéro un du gouvernement américain. De ce fait, les penseurs socialistes étaient discrédités et harassés, comme cela a commencé aux États-Unis avec le maccarthysme. L’hystérie antisocialiste a commencé à s’estomper avec la chute du mur de Berlin en 1989 pour prendre fin avec la débandade de l’URSS en 1991. Mais entretemps, les Américains ont fait toutes les alliances, parfois avec la mafia, pour assassiner les dirigeants politiques considérés à gauche. Parmi les victimes les plus connues, on trouve le président Jacobo Arbenz du Guatemala en 1954, Patrice Lumumba du Congo en 1961, le général René Schneider et le Président Salvador Allende du Chili en 1970 et 1973. Mais c’est aussi le cas avec des dictateurs de droite qui étaient nationalistes comme Rafael Leonidas Trujillo en République Dominicaine en 1961.

De nos jours, l’anticommunisme n’est plus le fondement de la politique étrangère américaine. Surtout depuis que le Parti Communiste Chinois encourage la politique de délocalisation en Chine des industries capitalistes. Ces dernières bénéficient des bas salaires pratiqués en Chine et permettent ainsi au système capitaliste global de se refaire une santé et d’émerger de la banqueroute. En Haïti, l’hystérie antisocialiste a pris d’autres formes en produisant ses propres anticorps. Dans un pays où la question de couleur domine l’inconscient collectif, les premiers dirigeants socialistes haïtiens sont curieusement issus de familles mulâtres aisées. C’est le cas de Jacques Roumain, Etienne Charlier, Anthony Lespès, Max Hudicourt, Philippe Thoby Marcelin, etc.

De ce fait, les idées de ces penseurs sont accueillies avec une certaine méfiance par des leaders des classes moyennes noires, qui les soupçonnent de poursuivre la domination mulâtre sous d’autres formes. Edriss St-Amand croira nécessaire de rappeler continuellement à ses étudiants en relations internationales que le socialisme n’est pas une réunion de « caleçons sales et de culottes rapiécées ». Comme par hasard, le nom du noir Christian Beaulieu, connu pour son fameux texte « Caste et Classe » publié dans Le Nouvelliste des 28 et 29 juillet 1942, est relégué aux oubliettes ! Pourtant Jacques Roumain disait de lui : « Cet homme réfugié dans sa modestie était de toute notre génération l’esprit le plus ferme, le plus clairvoyant. Personnellement, je reconnais cette supériorité et j’étais fier qu’elle s’exerçât souvent à me conseiller [1]. »

De sa fondation en 1804 à ce jour, la représentation un tant soit peu fidèle de l’État haïtien est celle d’une bête à deux têtes, le noirisme et le mulâtrisme, suçant le sang d’une population maintenue dans l’obscurantisme et l’abjection. Ce monstre à deux têtes est aussi la victime du racisme international, idéologie qui surdétermine sa survie au 19e siècle, le soumet à de multiples occupations au 20e siècle, et continue de l’asservir en ce début du 21e siècle. N’était-ce la révolution médicale des 1200 infirmières et médecins cubains qui assistent Haïti depuis 1998, l’épidémie de choléra introduite par les forces d’occupation des Nations Unies aurait déjà décimé une grande partie de sa population [2].

L’État marron haïtien a nourri une culture politique scabreuse, cassant le lien social et la solidarité. De ce fait, la conflictualité s’est développée avec une forme de grippage du pouvoir que le créole haïtien nomme le « chen manje chen ». Nous avons analysé ailleurs les origines de cet État marron [3] en indiquant les racines de cette spécificité haïtienne, les contradictions identitaires qui l’empêchent de se sortir des distorsions créées par les luttes paralysantes de pouvoir. Aujourd’hui, nous nous proposons de présenter une tentative d’élaborer d’autres valeurs en vue de l’émergence d’une culture politique de progrès.

Le Parti Socialiste Populaire (PSP)

À un moment où la société haïtienne se trouve encore une fois confrontée à la question du Que faire face à la bête à deux têtes qui menace de la terrasser, il nous a semblé intéressant de soumettre à la jeunesse de 2013 l’expérience du Parti Socialiste Populaire (PSP), créé le 19 janvier 1946 et dissout par le président Paul Magloire le 30 décembre 1950. Au cours de son existence, le PSP a eu d’abord Anthony Lespès, puis Etienne Charlier comme secrétaire général. Il a eu un journal théorique, Le PSP, et un quotidien, La Nation. Ce dernier titre avait déjà été utilisé par Max Hudicourt et Georges Petit en 1943 pour leur journal avant que celui-ci disparaisse en juin 1944 sous les assauts répétés de la censure du gouvernement d’Elie Lescot. Ces cinq années du PSP nous paraissent très importantes car ceux qui utilisent le sigle PSP aujourd’hui sont engagés dans des politiques qui ne peuvent en aucune façon faire d’eux des émules de ces titans d’hier. Il importe de contribuer à redonner son vrai sens au sigle PSP et d’empêcher qu’il ne soit délibérément dévoyé et utilisé à la légère dans n’importe quel contexte.

Au cours de l’existence de plus de deux siècles de notre pays, le PSP constitue l’une des formations politiques les plus avancées qui ait milité ouvertement pour un renouveau de la vie politique. Il l’est d’autant plus que ses concepteurs ont d’abord puisé dans l’histoire haïtienne, plus spécifiquement dans la niche mal connue du Parti Libéral [4] de Boyer Bazelais, Edmond Paul et Anténor Firmin. D’autre part, ils se sont ressourcés dans l’expérience des milieux radicaux nationalistes de l’Union Patriotique contre l’occupation américaine pour tenter de répondre à la demande d’organisation et de structuration de la vie politique afin d’affronter plus efficacement la modernité. Cet héritage historique peu connu des nouvelles générations mérite qu’on s’y arrête afin de contribuer à faire comprendre comment des démocrates de belle eau ont tenté de placer Haïti sur une autre voie, à mille lieux de la politique bakoulou et tikoulout qui la paralyse depuis 1804.

Les membres fondateurs

La création du PSP a lieu sur les brisées du mouvement politique de 1946 qui a mis fin à la dictature d’Élie Lescot, suite à la grève animée par les jeunes du journal La Ruche qui dura du 7 au 11 janvier 1946. Alors les démocrates progressistes Etienne D. Charlier, Anthony Lespès, Max L. Hudicourt, Fritz Basquiat, Fernand Sterlin, Jules Blanchet, Michel Roumain, Regnor C. Bernard, E. Séjour Laurent, Albert Audouin et Max D. Sam décidèrent de passer à l’étape qui devait culminer le 19 janvier 1946 dans la création du Parti Socialiste Populaire (PSP). Tous les membres fondateurs sont morts, le dernier Max Sam [5], le 1er février 2010, à 98 ans à Pétionville.

La dernière référence vivante est Ghislaine Rey Charlier, l’épouse d’Etienne, qui disait aux militants du PSP en août 1950, quatre mois avant son interdiction par la junte de Paul Magloire : « Chers camarades, faisons dès aujourd’hui un effort, mettons nous dès aujourd’hui au travail pour la création d’une organisation plus ferme, capable d’intégrer le militant au parti, de lui fournir des tâches journalières précises afin qu’il ne perde pas son temps en flâneries et discussions vaines [6]. » Ghislaine Rey Charlier vit à Montréal, gardant intacte sa créativité et sa capacité d’analyse de la complexité haïtienne. L’acte posé par les fondateurs du PSP était inédit, en ce sens que c’était la première fois que le socialisme, idéologie de défense des droits des travailleurs ouvriers et paysans, revendiquait ouvertement son droit de cité. Parmi les compagnons de route du PSP, et pas des moindres, il faut mentionner le Dr. Georges E. Rigaud, Georges J. Petit, Pierre L. Hudicourt, Philippe Thoby-Marcelin, Thomas Lechaud, Jean-Jacques Dessalines Ambroise.

Le PSP entrait en compétition avec le populisme qui revendique au même moment, par l’organisation Mouvement Ouvrier Paysan (MOP), son journal Chantiers et la création d’une vingtaine de syndicats [7], aussi la défense des mêmes classes et catégories sociales. Rude compétition, étant donné la structure idéologique haïtienne. En effet, le populisme noiriste, en appliquant ce que Max D. Sam nomme la « Politique d’Affranchis [8] » du « ôte-toi que je m’y mette », utilise à son profit les justes revendications du peuple. Il les intègre dans la mécanique noiriste pour court-circuiter les changements fondamentaux dans l’organisation sociale et permettre à un petit groupe de Noirs de remplacer les Mulâtres dans l’administration publique.

Max Sam fait allusion à la politique de l’affranchi Julien Raymond de la ville d’Aquin qui, répondant aux appréhensions des Blancs esclavagistes sur une possible alliance des Mulâtres avec les Noirs, avait déclaré : « Comment voulez-vous que nous soyons les champions de la liberté des noirs ; nous sommes comme les blancs propriétaires d’esclaves. Nos intérêts sont donc solidaires de ceux des blancs [9]. » Le PSP s’inscrit à gauche, avec un programme défendant les intérêts du peuple et opposé à ceux des classes dominantes protégées par la politicaillerie traditionnelle et l’armée.

Les membres fondateurs du PSP (Etienne D. Charlier, E. Séjour Laurent, Michel Roumain, Jules Blanchet, Max D. Sam, Anthony Lespès, Albert Mangonès), dans l’opposition clandestine contre le gouvernement de Lescot, avaient créé une organisation dénommée Front Démocratique Unifié (FDU) qui se dissout le 17 janvier 1946 par un communiqué publié dans Le Nouvelliste du même jour [10]. Plusieurs membres du FDU, dont Max Sam et Michel Roumain, avaient eu des échanges avec les jeunes René Depestre, Gérald Bloncourt et Max Ménard au cours de plusieurs réunions tenues chez Michel Roumain et Etienne Charlier à la fin du mois de décembre 1945 et au début de janvier 1946, avant le déclenchement de la grève le 7 janvier [11]. La démarche finale fut adoptée après discussion entre tous les membres de La Ruche réunis chez Théodore Baker le 4 janvier et une délégation du Front Démocratique Unifié composée de Max Sam et Albert Mangonès.

Suite au lancement du mouvement des étudiants les 7 et 8 janvier 1946 sous la bannière du Comité National de grève, suivi par le secteur commercial le 9 janvier, le président Lescot est aux abois. Le cabinet ministériel démissionne le même jour et Lescot essaie de former un nouveau Cabinet en offrant un poste de ministre à Émile Saint-Lôt. D’après René Depestre :
« le troisième jour de la grève générale, comme Lescot était débordé, son cabinet donna sa démission. Lescot invita Émile Saint-Lôt à former un nouveau cabinet. Saint-Lôt vint nous consulter, les jeunes du Comité National. On lui dit sans ménagement qu’il s’agissait d’une manœuvre de Lescot. Qu’il ne devait pas s’y prêter. Mais Mimile Saint-Lôt avait de la peine de voir ce cabinet ministériel lui filer sous le nez. Il insistait. Il disait : "On prend le cabinet, puis on renverse le bonhomme, hein, mes petits messieurs ? " On ne marcha pas d’un pouce, c’était non, non, non au projet farfelu que Saint-Lôt avait apporté. Il dut renoncer. Il alla voir Lescot et lui dit que la jeunesse ne marchait pas [12]. »

Alors les démocrates regroupés au sein du Front Démocratique Unifié (FDU) dirigé par le Dr. Georges Rigaud, rencontrent le Comité National de grève animé par Jacques Stephen Alexis et René Depestre du groupe La Ruche. L’ambassadeur américain Orme Wilson transmet au Département d’État le manifeste du FDU signé par une centaine de personnalités appelant toutes les forces démocratiques nationales et internationales à soutenir les demandes exprimées par la jeunesse haïtienne [13]. Deux générations s’allient pour augmenter la substance des revendications. Le 11 janvier à midi, une délégation composée de Jacques Alexis, René Depestre et du Dr. Georges Rigaud se réunit avec le président Lescot en sa résidence au Manoir des Lauriers à Bourdon. Lescot commence par s’adresser aux jeunes Alexis et Depestre en leur disant qu’il revient sur sa décision de fermeture du journal La Ruche qui était la goutte d’eau faisant déverser le vase avec les manifestations de rue commencées le matin du 7 janvier. C’était sa trouvaille de compromis pour tenter d’avoir des résultats immédiats.

Puis, il propose de faire des concessions sur les libertés fondamentales, sur l’organisation d’élections législatives et annonce même qu’il abandonne le pouvoir le 15 mai 1946. Il est arrêté net par le Dr. Georges Rigaud qui lui dit que la seule avancée possible est son départ immédiat du pouvoir. L’ultimatum du Dr. Georges Rigaud est cinglant et Lescot n’a d’autre choix que de l’accepter tout en demandant un sursis pour mettre ses affaires personnelles en ordre. La réunion est terminée et le Dr. Georges Rigaud ne promet rien. Il dit au Président qu’il va discuter de son ultime requête avec la direction du FDU. Personne ne fait confiance à Lescot. La publication de sa correspondance avec Trujillo l’a totalement discrédité en montrant que c’est grâce à l’argent reçu de Trujillo qu’il a acheté les votes pour se faire élire président en 1941.

Visiblement dans une situation pitoyable, le président Lescot contacte l’ambassadeur américain Orme Wilson et lui demande d’intercéder auprès du FDU afin qu’il puisse rester quelques jours de plus au pouvoir pour régler ses affaires personnelles [14]. La diplomatie américaine a le secret de ce genre de situation et sait quelle antenne activer. Le même 11 janvier, à 4 heures de l’après-midi, trois coups de canon tirés du Fort National annoncent la prise du pouvoir par le Comité Exécutif Militaire (CEM) composé du colonel Franck Lavaud, et des majors Antoine Levelt et Paul Magloire. Le tour est joué. Le CEM, sous la direction du colonel Lavaud, procède immédiatement à la dissolution du Parlement et assure la transition en plaçant des militaires à la direction de tous les ministères.

Les manœuvres commencent pour confisquer la « révolution ». Une proclamation est lue à la radio dans laquelle le CEM annonce que les militaires ministres ne percevront pas les salaires des ministres de l’ancien gouvernement. Les militaires se donnent ainsi une bonne image en indiquant qu’ils ne sont pas des resquilleurs et des profiteurs. Dans le même temps, ils appellent au calme et patrouillent les rues pour mettre fin au saccage. En effet, les résidences privées de certains grands dignitaires du régime déchu, dont celle de Gontran Rouzier, ont été détruites par la populace en furie. Conscient du danger de l’irruption de l’armée dans la politique, les démocrates constituent le Comité de Salut Public (CSP) et appellent au retrait du CEM. 

La stratégie du PSP consiste à lutter d’abord pour la formulation d’une nouvelle Constitution avant que des élections aient lieu comme le voulait le CEM dirigé en sous-main par le major Paul Magloire. Le PSP propose de revoir le contrat social de base qu’est la Constitution pour établir les droits de chacun en éliminant les barrières à l’émancipation. La dynamique proposée par le PSP est de rassembler tous les démocrates réunis dans le Comité de Salut Public (CSP), afin de constituer un bloc capable de peser dans la balance contre les militaires. Le PSP n’avait pas tort. Il s’agissait d’essayer de rétablir la confiance en sortant du système de tricherie électorale bloquant le triomphe de la vérité politique.

En dépit de la répression menée sous le gouvernement de Lescot durant les années 1944-1945, la révolte est dans les esprits. De la visite de Nicolas Guillén en 1942 au Congrès international de philosophie de 1944 organisé par le Dr. Camille Lhérisson, la pensée sous-jacente a tissé une dynamique qui atteindra son sommet avec la visite de six mois d’Aimé Césaire en 1944 suivie de celles d’André Breton et du peintre cubain Wilfredo Lam en 1945. La démultiplication de ces rencontres organisées par Pierre Mabille, directeur de l’Institut français, donne un renouveau à la pensée que les dictatures de Vincent et Lescot croyaient avoir tuée et ensevelie. Le discours critique sur la société s’exprime autant dans la pièce de théatre Barrières de Roger Dorsinville traitant du préjugé de couleur mulatriste qu’avec le journal La Ruche. On notera que les deux sont sortis en décembre 1945 et ont été interdits par le gouvernement de Lescot dans les jours précédant l’éclatement de la grève de 1946.

Lescot démissionne le 11 janvier, mais la structure cannibale du pouvoir qui demeure prend la proie pour l’ombre en déclarant « persona non grata » deux mois plus tard l’écrivain français André Breton et de directeur de l’Institut français Pierre Mabille [15]. L’apport de ces grands esprits a été inestimable. Mais en réalité, leur contribution a seulement servi de levain. La pâte existait déjà et rassemblait des penseurs de pointe qui vont embarquer dans le PSP. Pour en faire un vivier contre le système absurde qui maintient le pays dans l’arriération. Avec leur étoffe d’homme d’action, la pensée haïtienne fera un pas en avant liant l’événementiel aux inventions de pointe dans les domaines de la connaissance de l’être, de la vérité et du sujet. Ils planteront les graines d’un éveil contre la canaillerie érigée en doctrine politique. (à suivre)

…………..

*Économiste, écrivain