P-au-P, 04 juin 2013 [AlterPresse] --- Jean-Robert Lors, un jeune ressortissant haïtien - brutalisé par des agents de la migration dominicaine et ayant succombé à ses blessures et fractures à l’hôpital Dario Contreras le jeudi 23 mai 2013 - a enfin trouvé une sépulture, le 30 mai 2013, dans sa section communale natale, Coq Chante, à Jacmel (Sud-Est), selon les informations transmises à AlterPresse par le groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (Garr).
La veille, une ambulance avait transporté la dépouille sans vie à la frontière haitiano-dominicaine, grâce aux bons offices de l’organisation de droits humains dominicains Centro Bono.
Le temps d’arriver à la 9e section communale Coq Chante de Jacmel, le corps était déjà en putréfaction.
Les parents du jeune homme décédé ont fustigé un silence complice, des autorités haïtiennes, sur les brutalités commises, le 14 mai 2013, sur Jean-Robert Lors par la migration dominicaine, en présence de la police de ce pays, rapporte le Garr.
« (…) la coalition des organisations d’immigrants haïtiens en République Dominicaine - qui avait confirmé la mort de Jean-Robert Lors, dans une note de presse, la semaine dernière - appelle la justice dominicaine à diligenter une enquête autour du décès du ressortissant haïtien de 31 ans, en vue de faire la lumière sur ce dossier », informe le Garr.
Au cours d’une « rafle aux Haïtiens », en date du 14 mai 2013 dans le quartier El Taunque de la localité de Juan Dolio, un agent de la migration dominicaine a projeté au sol, depuis le toit de sa maison de 4 mètres de haut, le citoyen haïtien Jean-Robert Lors, détenteur d’un passeport valide.
L’immigrant haïtien a eu deux (2) vertèbres fracturées à son cou, selon les témoignages de Centro Bono cités par le Garr.
Ces actes des autorités dominicaines « traduisent une négation de la dignité humaine de ces migrants haïtiens [et migrantes haïtiennes] », signale le Garr.
Aussi, l’organisation appelle-t-elle l’administration Martelly-Lamothe à « sortir de son mutisme et agir contre les atteintes répétées aux droits humains des citoyens [haïtiens] et citoyennes haïtiennes en territoire voisin ».
Le gouvernement dominicain respectera-t-il jamais le protocole d’accord sur les mécanismes de rapatriement, engageant les deux États haïtien et dominicain depuis le 2 décembre 1999 ? [efd kft rc apr 04/06/2013 15:15]