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Le GRALIP commémore la journée latino-américaine de la liberté de la presse

Soumis a AlterPresse le 5 juin 2004

A l’occasion du jour latino-américain de la liberté de la presse, le Groupe de Réflexion et d’Action pour la Liberté de la Presse (GRALIP) organise une série d’activités commémoratives à l’auditorium de Radio Caraïbes FM, à la
rue Chavannes, à Port-au-Prince.

Il est prévu, entre autres, la projection d’un film du cinéaste haïtien Arnold Anthonin intitulé « Le droit à la parole » et des extraits de vidéos tournés par Jane Regan et Daniel Morel de Wozo Productions.

Le film de Arnold Anthonin transporte le spectateur dans l’univers répressif et macabre de la dictature des Duvalier et reconstitue le combat pour la liberté de la presse dans les années 80 à travers des interviews avec des interviews (d’époque) avec les anciens de Radio Haïti Inter dont Lilianne Pierre Paul et Konpè Filo.

Le GRALIP a retenu pour cette journée de commémoration le thème suivant : « La presse indépendante haïtienne : 1984-2004 ». Les organisateurs s’attendent à des débats comparatifs animés parmi les participants à cette commémoration.

Le GRALIP mettra également à l’honneur lors de la commémoration du 7 juin
les deux lauréats du prix Chavkin 2004. Une exposition de photos de Daniel Morel (un des récipiendaires) est également prévue à l’auditorium de Radio Caraibes.

Suit un article concernant l’octroi de ce prix.

Le Prix Chavkin 2004 attribué à Jane Regan et Daniel Morel

Source : WAAC

Traduction : Vario Sérant

Jane Regan et Daniel Morel sont les co-lauréats du prix Chavkin 2004.

Le NACLA (« North American Congress on Latin America ») les ont récompensés
pour leur travail journalistique marqué au coin de l’intégrité et ayant
rejailli sur toute l’Amérique Latine.

Le prix met généralement en vedette des journalistes dont le travail reflète
un engagement pour la justice sociale dans la région.

Daniel Morel, un éminent reporter photographe haïtien et Jane Regan, une
journaliste et réalisatrice, ayant travaillé de manière continue et intense
en Haïti au cours des vingt et dix dernières années respectivement et ayant
produit une somme impressionnante de travail dans leur pays.

Ce travail a combiné des supports multiples : magazines, journaux,
programmes de nouvelles, exposition de photos, livres et reportages en Haïti
et à travers le monde.

Actuellement, ils travaillent conjointement à Wozo Productions, une société
de production de documentaires sur la culture haïtienne et la réalité
politique.

Daniel Morel collabore aussi à Reuters, Corbis, South Florida Sun Sentinel,
alors que Jane Regan écrit souvent pour South Florida Sun Sentinel,
Interpress Service, Latinamerica Press et Christian Science Monitor.

Le prix Chavkin est attribué tous les 18 mois à un journaliste travaillant
en Amérique Latine ou dans la Caraïbe.

Le prix est géré par le NACLA et la famille de feu le célèbre journaliste
enquêteur Samuel Chavkin.Celui-ci a, pendant environ quarante ans, couvert
des événements politiques en Amérique Latine.

Samuel Chavkin était un journaliste qui avait un sens très poussé de justice
sociale. Pendant les années Maccarty aux Etats-Unis, des responsables
américains avaient fait révoquer son passeport et lui avait fait perdre son
emploi. Il était accusé d’être de tendance gauchiste. (NDLR)

Le prix fut créé pour encourager le développement d’un journalisme qui
expose l’injustice, l’oppression et traite en profondeur la problématique de
la lutte pour la justice sociale et la démocratie en Amérique Latine.

Avant Jane et Daniel, le prix Chavkin était allé dans les éditions
précédentes à Alma Guillermoprieto qui travaille pour « The New Yorker » et
Tina Rosenberg du « New york Times », à Angel Paéz du Pérou, à Ignacio
Gómez, un journaliste investigateur et éditeur de « El Espectador" à Bogota,
en Colombie.

La lauréate du prix en 2003 était Stella Calloni, un correspondant du
quotidien mexicain « La Jordana ».

Le NACLA est une organisation indépendante à but non lucratif fondée en 1966
et qui fournit à des politiques, des activistes, des analystes, des
professeurs, des journalistes et religieux ainsi qu’à des groupes
communautaires une information sur les grandes tendances en Amérique Latine
et leurs relations avec les Etats-Unis.

Pendant trente-sept ans, le NACLA a offert des ressources indispensables à 
la création d’une vision critique sur la politique américaine et les
pratiques observées dans la région.