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HaitiWebdo Semaine du dimanche 03 mars au samedi 09 mars 2013

Haïti-Politique : C’est pour quand les élections ?


jeudi 14 mars 2013

P-au-P, 14 mars 2013 [AlterPresse] --- L’incertitude continue au sein de la commission bicamérale parlementaire, chargée de choisir les représentants du parlement au collège transitoire du conseil électoral permanent (Ctcep), au moment où les élections sont attendues avant la fin de l’année 2013.

Une mésentente rythme les relations entre les membres de la commission bicamérale parlementaire.

Le sénateur Maxime Roumer (Grande Anse / Sud’Ouest) attribue ces présentes difficultés aux amendements contestés de la Constitution du 29 mars 1987.

L’approche, proposée dans les dits amendements en faveur du choix de conseillers électoraux représentants des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire - au détriment de la participation de divers secteurs, selon les vœux de la loi-mère de 1987 -, rend « complexe » le processus, d’après les propos de Roumer dans la presse.

Autre problème, la commission bicamérale continue de demander beaucoup plus de temps pour pouvoir présenter un rapport.

Certains commissaires, dont Steven Benoît, parlent d’une commission inexistante, à cause d’un manque de rencontre entre les commissaires.

L’Anamah critique Arnel Alexis Joseph

L’association nationale des magistrats haïtiens (Anamah), dénonce le comportement du président du conseil supérieur du pouvoir judiciaire, Arnel Alexis Joseph.

Le pouvoir judiciaire est placé « à la remorque de l’exécutif », déplore Durin Duret, président de l’Anamah.

Cette position arrive en critique aux informations qui circulaient, selon lesquelles Arnel Joseph était sur le point d’organiser des élections pour nommer 3 nouveaux membres au sein du collège transitoire du Conseil électoral provisoire (Ctcep).

Au lieu de trois, le Cspj aurait de facto 6 représentants dans le Ctcep.

En dernière heure, les 3 premiers représentants désignés par Arnel Alexis Joseph seraient sur le point de se démettre, de même que les 3 repésentants de l’exécutif (dont le très contesté Josué Pierre-Louis) pour faciliter une sortie de crise.

Quoi qu’il en soit, les tractations et chassés-croisés pour la formation de l’organisme électoral, devant organiser les prochains scrutins législatif, municipal et territorial, feraient partie du jeu de l’exécutif pour ne pas mettre en branle véritablement les élections, soutiennent des politiques.

L’exécutif serait en train de forcer des parlementaires à désigner (pour l’organisme électoral) des personnes favorables à ses vues, selon des informations en provenance de la chambre des députés.

8 défuntes honorées le 8 mars de manière posthume

Elles sont écrivaines, militantes politiques ou journalistes, les 8 femmes défuntes, dont la mémoire a été honorée, de manière posthume, par la ministre de la culture, Josette Darguste, le vendredi 8 mars 2013.

Celles-ci sont Ida Faubert, Marie Thérèse Colimon Hall, Mona Guérin Rouzier, Yanick Jean, Marie Vieux Chauvet, Yvonne Akim Rimpel, Paulette Poujol-Oriol et Mireille Durocher Bertin.

Certaines d’entre elles ont été assassinées.

Pour sa part, la ministre de la communication Régine Godefroy a salué le courage des femmes, notamment les femmes journalistes, qui s’investissent dans le domaine de la communication dans le pays.

Le Menfp recense les écoles privées concernées par le Psugo

« Un autocollant » sera visiblement placé sur la façade de toutes les écoles non publiques, engagées dans le programme de scolarisation universel gratuit et obligatoire (Psugo).

Elles sont au nombre de 7,606, suivant des informations communiquées par le ministère de l’éducation nationale au cours d’une activité tenue le 8 mars 2013.

La campagne d’identification est déjà entamée depuis environ 2 semaines, selon les explications des responsables du ministère.

Entre-temps, des centaines de faux établissements scolaires, inscrits dans le Psugo, auraient été recensés.

Des militants lavalas, libérés de la prison après environ 3 mois d’incarcération

Tous les militants lavalassiens (Lavalas : parti de l’ancien président Jean Bertrand Aristide), qui étaient emprisonnés depuis le 16 décembre 2012, ont été libérés le jeudi 7 mars 2013, suite à une ordonnance du cabinet d’instruction de Port-au-Prince.

Ces personnes étaient au nombre de 21 à avoir été été arrêtées, puis incarcérées le 16 décembre 2012, après une manifestation pour commémorer les 22 ans de l’élection de Jean-Bertrand Aristide (16 décembre 1990) en tant que président de la République.

L’heure haïtienne avancée de 60 minutes

Dans la nuit du samedi 9 au dimanche 10 mars, l’heure nationale en Haïti a été avancée de 60 minutes.

Cette décision fait suite à un arrêté présidentiel en date du 7 mars 2012, évoquant un changement de l’heure nationale désormais avancée de 60 minutes chaque deuxième dimanche du mois de mars (heure d’été) et reculée de 60 minutes tous les premiers dimanches du mois de novembre (heure d’hiver) de chaque année.

Une des principales questions, soulevées avec le changement d’heure, est celle de l’insécurité (cf. http://www.alterpresse.org/spip.php?article14226).

De nombreuses personnes doivent laisser leurs maisons pour se rendre a leurs activités quotidiennes, alors qu’il fait encore nuit. La situation se complique lorsqu’il n’y a pas d’électricité publique.

Ces gens espèrent des dispositions appropriées de la part de la police nationale d’Haïti (Pnh) et de l’Électricité d’Haïti pour favoriser la sécurité des travailleuses et travailleurs, commerçantes et commerçants, entrepreneures et entrepreneurs, écolières et écoliers, et d’autres catégories de personnes actives, amenés à se risquer dans les rues avant le lever du jour. [srh kft rc apr 14/03/2013 1:00]