Haïti : Pour la protection de l’environnement et la mise en valeur des potentialités de la Grande Anse

P-au-P, 07 déc. 2012 [AlterPresse] --- Près d’une dizaine d’organisations et d’associations du département de la Grande Anse (Sud-Ouest) appellent à une coordination interministérielle pour répondre aux urgences des communes du département, dans un document dont a pris connaissance AlterPresse.

Décréter la Grande Anse « zone prioritaire pour la réhabilitation et la relance agricole » est l’une des premières demandes des organisations signataires, issues de Dame Marie, d’Anse d’Hainault, de Moron [1].

« Les ressources du département doivent rester disponibles pour la zone et être gérées par les autorités locales. Les mairies et les bureaux de gestion communale doivent disposer d’un fonds d’urgence et de réhabilitation pour répondre aux catastrophes naturelles », avancent-elles.

La décentralisation des moyens, pour répondre aux urgences, est aussi recommandée et requise par ces structures locales.

C’est l’inquiétude à chaque pluie.

Les inondations et les cyclones détruisent les infrastructures agricoles et emportent les plantations, relèvent ces organisations qui demandent aux responsables d’assurer le curage des rivières, d’impliquer les populations des communes dans la réhabilitation des bassins versants et d’entreprendre tous autres travaux appropriés de protection de l’environnement dans le département.

Malgré l’état d’urgence décidé par les autorités centrales, aucune mesure de suivi n’est prise pour pallier les conséquences du passage, les mercredi 24 et jeudi 25 octobre 2012, de l’ouragan Sandy qui a sérieusement endommagé les infrastructures agricoles et les plantations des paysannes et des paysans dans la Grande Anse.

Face à cette réalité immédiate, découlant du passage de Sandy, « le gouvernement doit s’atteler à une relance rapide de la production agricole en distribuant aux planteurs des semences, des outils agricoles, en organisant des sessions de formation et en fournissant divers types d’accompagnements nécessaires ».

Transformer la Grande Anse en un poumon végétal national est parmi les souhaits, émis par ces associations.

Sans avoir présenté de bilan des actions conduites durant la période d’urgence de novembre 2012 (décrétée le 31 octobre après le passage de Sandy), le gouvernement du premier ministre Laurent Salvador Lamothe vient de prolonger l’état d’urgence nationale jusqu’au samedi 5 janvier 2013. [srh rc apr 07/12/2012 1:55]