Haïti : Doutes sur les causes de la mort d’un policier au cours de la marche de Martelly

Attention ! Image potentiellement choquante

P-au-P, 2 oct. 2012 [AlterPresse] --- La famille d’un policier national, Frandieu Jean-Pierre, décédé officiellement d’une hémorragie cérébrale durant le parcours de la marche du président Michel Martelly, lundi après-midi 1er octobre 2012 (de l’aéroport international au palais présidentiel), rejette cette thèse et dénonce un assassinat.

Des parents de la victime, qui se sont confiés au site d’informations Infohaiti.net, déclarent que le policier aurait reçu une balle au cou.

« Ils ont menti en indiquant au monde entier que mon frère était mort, à la suite d’une crise cardiaque, alors qu’en réalité Frandieu Jean-Pierre était tué par balle et les impacts de la balle sont encore visibles au cou » de la victime, soutient un frère de Jean-Pierre, dont le nom n’a pas été mentionné.

De son côté, un oncle déclare que son neveu « n’est pas mort suite à une crise cardiaque ; il est mort à cause de la mégalomanie et de la folie d’un chef d’État qui cherche désespérément à prouver une popularité qui n’existe que dans son imagination », toujours selon Infohaiti.net.

Ces interventions font planer le doute sur la cause du décès du policier national, qui aurait officiellement succombé à une hémorragie cérébrale.

Un proche de la victime, se basant sur les avis préliminaires de certains médecins, a aussi évoqué, dans les médias, la possibilité d’une hémorragie cérébrale.

Contacté par AlterPresse, le secrétaire d’État à la communication, Guyler C. Delva, "dément formellement" les informations faisant état d’un décès par balle. Il maintient la version officielle d’une hémorragie cérébrale.

Des responsables de l’hôpital dénommé "office d’assurance accidents du travail,-maladies et maternité (Ofatma), où a été admis le policier national, ont avancé, lors d’une intervention sur les ondes de la station privée Radio Caraïbes, qu’un trou - observé au niveau du cou du cadavre - était fait par les médecins dans une tentative de réanimation.

Des sources médicales, consultées par AlterPresse, ont indiqué qu’en cas de crise cardiaque, il est parfois pratiqué la trachéotomie, qui consiste à faire une incision au niveau du larynx, dans "le triangle de trachéotomie" (entre la poitrine et le cou), pour faciliter la respiration.

Ces sources soutiennent, qu’en aucun cas il ne convient de faire une ouverture au niveau du cou. [kft gp apr 2/10/2012 16:00]