Haïti / Post-séisme : Reconstruction du centre-ville de Port-au-Prince ? ou des bâtiments publics ?

Enquête

P-au-P, 27 sept 2012 [Ayiti Kale Je / AlterPresse] --- Malgré le retrait, le 29 mai 2012, du décret qui a bloqué la reconstruction du centre-ville de Port-au-Prince pendant presque deux années, des questions, des frustrations et des doutes planent sur un éventuel redressement du centre économique, culturel et politique de la nation, selon une enquete conduite par le consortium Ayiti Kale Je (Akj).

Les indices montrent que l’actuelle administration politique est mieux intéressée à la reconstruction de ses bâtiments publics plutôt qu’à la mise en place des infrastructures nécessaires pour tous les secteurs.

Plusieurs rencontres et colloques ont été organisés sur le projet de la reconstruction du centre-ville de la capitale. Beaucoup de déclarations et d’études ont été faites, des milliers de dollars et de gourdes déjà dépensés.

Cependant, plus de 32 mois après le séisme du 12 janvier 2010, rien de patent – mis à part l’enlèvement des gravats – n’est encore fait, sinon la suspension des décrets et l’existence de quelques documents.

Peu de bâtiments construits, et une seule route semble être en réparation.

Au bas de la ville de Port-au-Prince : des décombres par-ci et par-là, au moins quatre jardins de maïs, des maisons en ruine, des ordures jonchant les rues, desquels émanent une odeur nauséabonde qui empeste l’air.

Un centre-ville de Port-au-Prince, centre de confusion

Un certain nombre de « grands propriétaires » du bas de la ville de Port-au-Prince ont, semble-t-il, déposé la clé sous le paillasson.

Ils se sont dirigés vers les municipalités de Tabarre, Pétionville, Delmas…, laissant la place, pour la plupart, aux détaillantes et détaillants qui investissent les rues poussiéreuses sous un soleil torride. Ces derniers semblent sans espoir.

« Port-au-Prince, ne sera jamais ce qu’elle a été, il y a 25 ans (en 1987) », regrette un commerçant, la cinquantaine bien sonnée, assis dans son magasin d’appareils électroménagers quasi-vide à la rue des Miracles.

« Rien ne va se faire » ajoute-t-il, soutenant que les locaux qu’il occupe actuellement ont été victimes de pillage post-sismique.

En dépit de la ferme confiance et détermination, que ne cesse d’exhiber l’administration de Joseph Michel Martelly-Laurent Salvador Lamothe, une enquête, menée par Ayiti Kale Je (Akj) auprès de 15 commerçants, révèle du scepticisme chez la majorité d’entre eux, qui ne sont pas informés du processus de réfection du centre-ville de Port-au-Prince.

Certains envisagent même de le quitter, pour d’autres endroits plus cléments, vu la situation dégradante dans laquelle ils essayent de mener leurs affaires. Très méfiants, ils n’ont accepté de parler qu’à condition de ne pas être identifiés.

« Il n y a rien de sérieux qui se fait au bas de la ville, et je ne vois pas de volonté manifeste [de reconstruction]. Malgré la levée des restrictions, la situation demeure la même », déplore une propriétaire d’une grande quincaillerie qui fonctionne au bas de la ville de Port-au-Prince depuis plus de 60 ans.

« D’après ce que j’ai entendu à la radio, ils ont dit qu’il allait y avoir un `zoning`, où tel endroit allait accueillir les banques, tel autre les bâtiments publics. Jusqu’à présent, à ce que je sache, ils n’ont dit à personne ce qu’elle devait faire. Moi, pour le moment, ça ne m’intéresse pas de faire quelque chose, car le pays est très drôle. Tu peux penser essayer de faire quelque chose, pourtant c’est pour tout perdre », craint-elle.

Cependant, le gouvernement haïtien y tient mordicus !

Michel Présumé, de l’ unité pour la construction de logements et de bâtiments publics (Uclbp), une entité administrative, vieille de moins d’un an, est confiant quant aux possibilités pour le projet d’aboutir à des résultats positifs.

« Le centre-ville de Port-au-Prince a été pendant longtemps. Il va redevenir ce qu’il était, et même encore mieux qu’avant, le poumon économique du pays. Il va falloir qu’on finisse les études. Nous y travaillons sérieusement, nous ne chômons pas », pronostique-t-il dans un entretien en date du 19 juin 2012.

Un arrêté d’utilité publique inutile

Le tremblement de terre du 12 janvier 2010 fut l’un des plus grands désastres urbains dans les temps modernes.

En plus des 300,000 morts, « […] le tremblement de terre a engendré des coûts de reconstruction d’urgence estimés à 11,5 milliards dollars américains, et a détruit plus de 80 % de Port-au-Prince, plusieurs villes et villages environnants, les sièges des trois pouvoirs de l’état, 15 des 17 ministères, 45 % des commissariats de police et un certain nombre de tribunaux », d’après un rapport sorti le 31 mars 2010, de l’International Crisis Group.

Sur cette toile de fond, est venu se greffer l’arrêté du 2 septembre 2010, du président René Garcia Préval, déclarant « d’utilité publique » une zone de 200 hectares de terrain dans le centre-ville de Port-au-Prince.

L’arrêté interdisait toute reconstruction :

« Tous travaux de construction, de percement de route, de lotissement ou autre exploitation du sol, ainsi que toute transaction ou aliénation immobilière sont et demeurent interdits sur toute l’étendue de l’aire définie en son article 1er ».

Michelle Mourra, membre fondatrice d’une organisation se réclamant de défenseurs des droits et intérêts des propriétaires, commerçants et des usagers du centre-ville de Port-au-Prince, le SOS centre-ville de Port-au-Prince, voit en ce décret « un coup terrible ».

« Le secteur privé est peut-être celui qui a subi le plus de pertes matérielles le 12 janvier 2010. L’arrêté d’utilité publique a été un coup plus terrible encore, car [le secteur privé] a assisté impuissant, et pendant près de 2 ans, au pillage et à la destruction du centre-ville de Port-au-Prince, en plus d’être empêché légalement à rebâtir et reprendre ses activités génératrices d’emplois et de revenus pour l’État », écrit-elle dans une correspondance à Akj le 16 juillet 2012.

Malgré la formation de SOS centre-ville de Port-au-Prince, malgré les grognes du secteur privé des affaires et malgré le changement d’administration politique le 14 mai 2011, il a fallu encore 12 mois pour l’annulation de l’arrêté.

Le 29 mai 2012, l’arrêté Préval a été remplacé par cinq arrêtés Martelly.

L’un de ces cinq désigne, cette fois, « d’utilité publique » une partie beaucoup plus réduite du centre-ville de Port-au-Prince. Les autres indiquent les différentes zones comme « protégées », « réservées » ou « patrimoine national ».

« On a franchi un pas important, qui est positif [avec la levée de l’arrêté de 2010] » a reconnu Jean-Christophe Adrian, ex-coordonnateur de Onu-Habitat, une unité des Nations-Unies spécialisée dans le logement et le développement urbain, dans une interview accordée à Akj le 20 juin 2012.

« Le centre-ville joue forcément un rôle très important pour la ville de Port-au-Prince, pour Haïti en général, puisque ce centre-ville, une fois reconstruit, va redevenir, on l’espère, le cœur d’Haïti ».

L’arrêté de 2010 n’était pas le seul obstacle à la reconstruction du centre-ville de Port-au-Prince, si l’on tient également compte des plans et des ébauches, qui proliféraient.

Plusieurs esquisses ont été proposées, lors de différentes études menées : une par la Fondation Prince Charles de l’Angleterre, en partenariat avec la société de planification urbaine américaine Duany-Plater-Zyberk (DPZ), au coût pour le gouvernement haïtien d’au moins 295,000.00 dollars américains ($ US 1.00 = 43.00 gourdes ; 1 euro = 58.00 gourdes aujourd’hui) et une autre par le groupe haïtien Trame/CHRAD et l’administration municipale de Port-au-Prince dirigée par Muscadin Jean-Yves Jason. [Voir Dossier 7 – Impasse ? Qu’est ce qui bloque la reconstruction de la capitale ?

De concert avec Onu-Habitat, le ministère de la planification et de la coopération externe (Mpce) a organisé toute une série de rencontres en juillet 2010, ainsi que le forum « Vil nou vle a » (« La ville que nous voulons »), qui aurait réuni 700 personnes, en novembre 2011.

« Les rencontres et le forum ont été un processus de planification participative pour assurer la prise en compte des points de vue des populations concernées et leur appropriation par les principaux acteurs », font savoir les organisateurs, dans un livret de 68 pages, relatant les activités.

La firme principale, travaillant sur le dossier de la planification de la reconstruction de la capitale, est Daniel Arbour et associes (Groupe IBI/DAA), révèle le même document.

Cette société canadienne, qui travaille avec le Mpce, a développé « 6 esquisses de schéma d’aménagement et 18 plans d’urbanisme » pour 6 zones : « Port-au-Prince, l’axe de Jacmel-Marigot, l’axe des Palmes [Léogâne, Petit-Goâve et Grand-Goâve], les Cayes et leurs régions, le Cap-Haïtien et sa région et la commune de Saint-Marc ».

AKJ n’a pas pu trouver d’information concernant les 24 esquisses et plans d’urbanisations.

En revanche, « le couloir administratif [de la capitale] coute environ 135 à 150 milles dollars », indique Harry Adam, le coordonnateur de l’Uclbp.

Le plan a déjà été remis par la firme, mais cependant il n’est pas encore rendu public, confirme, pour sa part, Michel Présumé.

Il signale n’avoir aucun détail en ce qui concerne les autres plans et travaux qu’entreprenait ou qu’entreprend encore le groupe IBI/DAA pour le gouvernement.

Ayiti Kale Je n’a pas pu découvrir des détails sur le montant total de tous les contrats, décrochés par le groupe IBI/DAA.

Cependant, un montant de 4 millions de dollars américains était alloué à la « réalisation des études des bâtiments publics » dans les fonds de Petrocaribe*, d’après un document du ministère de l’économie et des finances (Mef) daté du samedi 15 septembre 2012 – « État des décaissements pour les projets financés par les fonds Petrocaribe » [1].

L’importance de l’infrastructure

Dans sa présentation, titrée « enjeux Stratégiques Le grand Port-au-Prince 2031 », en date du 30 novembre 2011, la firme a fait état du défi de structurer et « infrastructurer » des quartiers « sécuritaires et bien desservis, intégrés aux quartiers existants » et d’ « assurer la desserte des quartiers en infrastructures et améliorer la qualité de la vie » à travers l’« approvisionnement en eau potable et en énergie, accès véhiculaire et piétonnier, assainissement et gestion des eaux usées et des déchets, [et] accès aux réseaux de télécommunications et internet ».

« C’est bien qu’il y a un débat autour de certaines idées. A un moment, il faut dire : et bien maintenant, on va faire une synthèse de tout ça, on va prendre le meilleur du prince Charles, le meilleur de Trame, le meilleurs des autres, et puis on fixe le cadre et on y va », suggère Adrian de Onu-Habitat, qui ne voit rien d’anormal au fait qu’il y ait plusieurs plans pour la reconstruction du centre-ville, quoique l’infrastructure soit importante.

« Tôt ou tard, il va falloir qu’on ait un plan directeur du centre-ville, encore plus de l’aire métropolitaine, du grand Port-au-Prince », abonde, lui aussi dans le même sens, Michel Présumé de l’Uclbp.

L’Uclbp sera chargée de faire la synthèse ainsi que la supervision de la construction des bâtiments publics, précise-t-il.

En collaboration avec le Mpce et plusieurs autres ministères,
L’Uclbp, la mairie, le comité interministériel de l’aménagement du territoire (Ciat) et d’autres organismes et agences vont travailler avec les fonds disponibles du gouvernement haïtien - ceux de Petrocaribe, sont disponibles dues à l’allégement de la dette - et des subventions, y compris le don récemment annoncé de 4 millions de dollars américains de Taïwan.

Déjà, l’Uclbp a ouvert trois chantiers pour trois ministères, notamment le ministère des affaires étrangères et des cultes (Maec), le ministère du commerce et de l’industrie (Mci), le ministère de l’Intérieur et des collectivités territoriales (Mict).

Le prix global pour le gouvernement est de 35 millions de dollars américains, d’après le document du Mef susmentionné.

Or, il n’est mentionné, nulle part, de budget pour les infrastructures pour le centre-ville de Port-au-Prince, bien qu’il existe d’autres documents et d’autres sources de financements.

« Il n’y a pas de développement dans un pays s’il n’y a pas un secteur privé dynamique. Le secteur privé doit accompagner [le gouvernement] », souligne Présumé, admettant que l’administration ne peut pas tout faire.

« Il faut être beaucoup plus réaliste et permettre à ces gens-là de véritablement commencer », dit-il.

Michelle Mourra de « SOS centre-ville » n’attend que ça justement.

« La reconstruction du centre-ville, ainsi que du reste de la ville de Port-au-Prince est un travail gigantesque. Le gouvernement à lui seul ne pourra pas relever ce défi. Nous sommes tous concernés. Le moment est venu pour tous d’apporter leur collaboration », avance-t-elle, considérant la reconstruction de Port-au-Prince comme un « konbit » (travail coopératif et collectif).

Mais, le secteur privé ne peut pas faire le premier pas, d’après les commerçants et beaucoup d’autres acteurs.

« On ne peut pas reconstruire si on n’a pas de rues qui sont refaites, si on n’a pas un réseau pour l’écoulement des eaux, si on n’a pas le service de l’eau qui arrive, si on n’a pas d’électricité. Il faut des routes, de l’assainissement et de l’électricité. Voilà la première chose à faire », recommande, par exemple, Jean-Christophe Adrian de Onu-Habitat, insistant sur une amélioration des infrastructures comme première démarche à faire.

« Ces mesures d’accompagnement vont arriver », promet Présumé d’un autre côté.

« Il faut mettre le secteur privé dans des conditions, où il se sent vraiment à l’aise, protégé et accompagné, de manière à, lui-même prendre des risques, à faire des projets ».

« Le gouvernement va jouer un rôle catalyseur important. Les premiers travaux vont très certainement être entrepris par l’État haïtien », annonce-t-il.

Comment les commerçants se sentent-ils ?

Le 13 septembre 2012, dans un échange par courriel, Michelle Mourra fait montre d’une prudente réserve : « Les grands chantiers de l’État n’ont pas encore vraiment commencé, mais il y a un début ».

L’enquête, réalisée par Akj en juillet 2012, a découvert beaucoup plus que des doutes, des incertitudes et des frustrations.

Parmi les personnes interviewées, la majorité n’était pas au courant du contenu des nouveaux arrêtés. Encore moins des diverses rencontres tenues.

« Je n’ai été à aucune rencontre, je n’ai jamais reçu d’invitation formelle non plus. Nous, les gens-d’ ici, on ne nous a jamais invités. Ils invitent ceux qui sont des leurs, ceux des banques, des grandes maisons, des gens comme cela », fustige la propriétaire d’une quincaillerie au bas de la ville de Port-au-Prince.

Comme tous les commerçants qui ont accepté d’accorder une interview, elle reste « très sceptique ».

La porte de son magasin, relocalisé après le cataclysme dans un ancien dépôt, est difficile à percevoir derrière les entassements de détritus et les étals des marchands. Les camions ne peuvent pas s’approcher de son magasin, et elle pense avoir perdu des clients en raison du désordre qui règne dans le centre-ville.

Plus préoccupante encore est l’insécurité.

« La première chose qu’on était supposé avoir, c’est une police. Ceux, qui sont là, sont soit nonchalants, soit ils ont peur. Et ils ont raison d’avoir peur, car ils n’ont aucun encadrement pour faire le travail qu’ils sont supposés faire, à savoir : protéger, et aider la population. C’est la première chose qu’on devait avoir. Or, on ne l’a pas », critique-t-elle.

« Volonté » vs. action

Finalement, ils ont commencé à démolir le Palais national, mais ce n’est pas le gouvernement qui le fait ; c‘est l’organisation non gouvernementale (Ong) américaine, JP/HRO, dirigée par la vedette hollywoodienne Sean Penn, en plus, des trois chantiers des bâtiments publics, visités récemment par le président Martelly.

Et après ?

Il y a « une volonté », d’après plusieurs acteurs.

« Il y a une volonté politique au plus haut niveau. Le président de la république s’engage. Ça c’est la première chose », suppose Adrian.

« Il y a quand même une volonté de la part des autorités de faire des choses », dégage Michel Présumé de l’Uclbp.

Malgré tout, les réflexions des commerçants n’ont pas le même ton.

« S’ils avaient la volonté, ils auraient déjà commencé. Il y a des endroits, où il y a encore des décombres. L’argent reste dans les hauteurs, il ne descend pas. Cela veut dire que les malheureux n’ont pas de gouvernement », désapprouve une vendeuse de boissons gazeuses, incapable de mener son affaire par manque d’électricité.

« Tout le monde aime de belles choses », soutient une caissière d’une petite affaire qui œuvre dans la climatisation.

« Même là à Porto-Rico, ou aller en République Dominicaine, les choses sont plus ou moins belles. On aimerait bien voir son pays comme tous les autres. Mais, c’est chacun pour soi. Ici, tout le monde organise sa poche, une fois que tu fais de l’argent, c’est fini. Je croirai quand je verrai. Je serai bien contente, oui, parce je suis quelqu’un qui aime les belles choses, les choses propres », relève une quinquagénaire soignée et très raffinée.

« Je n’ai rien à dire. Je n’entends rien, je ne vois rien. En attendant le retour du Christ, je suis obligé de travailler pour subvenir aux besoins de ma famille. Mais, rien de ce pays ne m’intéresse. Car, plus rien ne sera comme avant », maugrée le commerçant qui tient le magasin d’appareils électroménagers.

« C’est vrai : nous avons une culture de parler, et les résultats ne suivent jamais. Vous avez tout à fait raison d’en douter. Mais moi, ce que simplement je peux vous dire, c’est que nous sommes très sérieux et nous allons délivrer », répond, aux sceptiques et aux journalistes, Michel Présumé, responsable de la supervision de la reconstruction des bâtiments publics.

Ce qu’il faudrait, c’est « un secteur privé qui ait des plans, des projets dynamiques, qui ait des ressources qu’il faut et un État qui donne le ton », concède Harry Adam, dans une entrevue le 8 août 2012, sur le niveau de blocage, dans la reconstruction de Port-au-Prince, enregistré pendant une longue période.

« Je ne suis pas intéressée à investir une gourde en ces lieux. Car, ils devaient commencer par mettre les infrastructures nécessaires », souhaite, toutefois, la propriétaire de la quincaillerie, qui a besoin de plus que « le ton ».

Si l’Uclbp se charge des bâtiments publics, qui est responsable, dans ce cas, de la reconstruction du centre-ville de Port-au-Prince ?

Quelle entité va réaliser les travaux d’infrastructures ? La mairie ? Le ministère de la planification et de la coopération externe ? Le ministère des travaux publics ?

Et qui se charge de tout coordonner ? [akj apr 27/09/2012 1:25]

Ayiti Kale Je est un partenariat établi entre AlterPresse, la société pour l’animation de la communication sociale (Saks), le réseau des femmes animatrices des radios communautaires haïtiennes (Refraka), les radios communautaires et des étudiants de la faculté des sciences humaines (Fasch)de l’universite d’ État d’Haïti (Ueh).