Développement durable

Haïti-Mspp/Unfpa : Repositionner la planification familiale au niveau communautaire


vendredi 21 septembre 2012

P-au-P, 21 sept. 2012 [AlterPresse] --- Le repositionnement de la planification familiale au niveau communautaire, c’est l’objectif que s’est fixé le ministère de la santé publique et de la population (Mspp) ainsi que son partenaire le Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa), lors d’un atelier de travail qui s’est tenue le jeudi 20 septembre à Port-au-Prince.

L’atelier qui s’est déroulé autour du thème : "la planification familiale, un droit individuel à promouvoir", vise surtout à réorienter les stratégies de travail des deux acteurs pour atteindre de meilleurs résultats.

Cet atelier a été initié dans la perspective d’analyser les différents travaux réalisés autour de la planification familiale, afin de voir dans quelle mesure l’apporter également dans les communautés les plus éloignées du pays.

La planification familiale doit être considérée comme le point culminant d’un véritable plaidoyer pour l’étendre dans toutes les sphères de la sociétee, surtout chez les couches les plus vulnérables qui sont en âge de procréation, à savoir les jeunes et les adolescents de dix à dix-neuf ans, souhaitent le Mspp et le Unfpa .

En termes de méthodes et de stratégie d’interventions, la direction de santé scolaire du ministère, entend travailler pour former une masse critique de professionnels dans les hôpitaux afin que la demande coïncide à l’offre des personnes qui aspirent à ce programme.

Il s’avère d’une grande importance qu’au niveau des écoles, les différents acteurs qui travaillent dans ce secteur soient bien informés sur l’utilisation de la planification familiale, de telle sorte que, quand le jeune atteint la maturité et qu’il sollicite la planification familiale, cela soit clair non seulement pour lui mais aussi pour les prestataires, a-t-on fait valoir lors de l’atelier.

Haïti est classé au bas de l’échelle des pays de l’Amérique, en matière de planification familiale, avec plus de 40% des besoins non satisfaits.

Les défis seraient liés à l’aspect économique. De plus, suivant les caractéristiques socioculturelles de la population, une forte proportion est rattachée au protestantisme, plus de 53.1 pour cent, d’après les résultats préliminaires de l’enquete EMMUS V, conduite en 2012 par l’institut haïtien de l’Enfance (Ihe).

Les acteurs rappellent que la planification familiale ne vise pas seulement à freiner la proportion de natalités dans le pays, mais concerne aussi la prévention des grossesses chez les jeunes, la lutte contre une pléiade de maladies qui sont sexuellement transmissibles et la réduction de façon exponentielle, non seulement du taux de mortalité maternelle, mais également du taux de morbidité. [jep kft gp apr 21/09/2012 10 :10]