Haïti-Droits de l’enfant : L’Unicef dit enregistrer des progrès

P-au-P, 19 juin 2012 [AlterPresse] --- Le fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef) a félicité, le lundi 18 juin 2012, les autorités étatiques haïtiennes pour les diverses actions entreprises en faveur de la protection des enfants, apprend AlterPresse.

Les responsables de l’État ont fait plusieurs actions qui méritent d’être encouragées, notamment la grâce présidentielle qui a été accordée à dix-huit (18) enfants en détention, la ratification par le parlement de la Convention de la Haye de 1993 sur l’adoption internationale, le lancement du premier annuaire des maisons d’enfants ainsi que la mise en fonction de deux numéros verts pour les enfants en danger (511 et 133), signale la branche en Haïti de l’Unicef.

La Convention de la Haye, a obtenu l’approbation de plus de 80 pays, alors que Haïti n’a attendu que le 11 juin 2012 pour l’inscrire dans les annales de l’État.

De fait, l’application du décret-loi de 1971, par l’institut du Bien-être social et de recherches (Ibesr), coïncide avec l’apparition du premier annuaire des maisons d’enfants en Haïti.

Par cette initiative, près de 725 maisons d’enfants ont été recensées.

Plus de 15 mille enfants sont ainsi enregistrés dans le registre, ce qui leur assure un début de protection ainsi qu’à leur famille.

L’agence de l’organisation des Nations Unies (Onu) regrette, cependant, que seulement 9% (soit 67) de ces maisons soient accréditées.

« Un enfant n’est pas né pour vivre en institution, mais bien dans sa famille. Si l’institution est l’ultime solution, ce lieu doit être protecteur et l’État doit en assurer la responsabilité », rappelle la représentante de l’Unicef en Haïti, la belge Françoise Gruloos-Ackermans, qui devra quitter Haïti, cet été 2012, pour le Mali, après deux périodes de gestion à la tète de l’Unicef en Haïti.

De plus, « la libération de dix-huit (18) enfants témoigne des progrès dans le domaine de la justice des mineurs », fait savoir l’Unicef, souhaitant que « l’État favorise les alternatives à la détention des mineurs, dont certains d’entre eux sont déjà condamnés et d’autres sont en attente de jugement ».

« Aucun enfant mineur ne doit se trouver en détention à l’aube de l’échéance de 2015 », signale Unicef-Haïti. [jep kft rc apr 19/06/2012 10:15]