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Haïti-Sous-traitance : Mobilisation pour la journée internationale du travail ce 1er mai

P-au-P, 30 avril 2012 [AlterPresse] --- Plus d’une dizaine d’organisations, des confédérations douvrieres et d’ouvriers ainsi que des enseignants, projettent de s’unir, ce mardi 1er mai 2012, contre la répression dont les ouvriers de sous-traitance sont l’objet, dans une marche pacifique qui démarrera devant les locaux de la Société nationale des parcs industriels (Sonapi) pour aboutir au palais législatif, apprend AlterPresse.

A la suite de trois journées de conférences-débats du 27 au 29 avril écoulés, les responsables de diverses organisations entendent marcher pacifiquement.

Des travailleuses et travailleurs sortiront des villes de province pour soutenir ce mouvement, qui, en cette année 2012, a pour slogan « le travail oui et l’esclavage non ».

Cette mobilisation vise d’abord à forcer le ministère des affaires sociales et du travail (Mast) à contraindre les propriétaires d’usines d’assemblage à respecter les lois en rapport avec le salaire minimum.

La marche du mardi 1er mai 2012 cherche aussi à pousser les sénateurs à rejeter le projet du sénateur Jean Hector Anacacis, qui souhaite que les travailleurs de nuit reçoivent le même salaire que ceux qui travaillent durant la journée.

A en croire Guy Numa du mouvement démocratique populaire (Modep), « les conditions de vie des ouvrières et ouvriers sont alarmantes dans les usines, car certains services sociaux de base ne leur sont jusqu’à présent pas accordés convenablement. Ils sont traités comme des esclaves ».

Numa souligne, entre autres, combien les ouvrières et ouvriers, qui participeront à la marche du 1er mai, risquent carrément un licenciement.

« La question de démocratie n’existe pas dans les usines. Les pressions et les répressions que certains patrons font sur les ouvrières et ouvriers provoquent la peur », explique t-il.

Les manifestantes et manifestants traverseront les quartiers de Delmas 2 et de Bel Air avant d’atteindre le palais législatif, un parcours de plusieurs kilomètres.

Parmi les organisations qui prendront part dans ce mouvement, figurent le syndicat des ouvriers du secteur textile et de l’habillement (sigle créole Sota), le centre national des ouvrières et uuvriers haïtiens (Cnoh), la confédération des forces ouvrières (Cfoh), l’union des normaliennes et normaliens Haïtiens (Unnoh), Batay Ouvriye (la lutte des ouvriers), le collectif pour le dédommagement en faveur des victimes du choléra et le réseau de femmes BAI. [jep kft rc apr 30/04/2012 14:01]