Haïti-Carnaval : Le thème du développement tel qu’abordé par les groupes musicaux

P-au-P, 19 févr. 2012 [AlterPresse] --- Le développement national fait partie des principaux thèmes, traités par les groupes musicaux haïtiens à l’occasion du Carnaval 2012, observe AlterPresse.

Cette année, du 19 au 21 février, le carnaval officiel aura lieu dans la ville des Cayes (200 km au sud de la capitale, Port-au-Prince) sous le thème « Ayiti ap dekole, Okay pran devan » (Les Cayes font le premier pas dans le décollage d’Haïti).

En accord avec le thème du carnaval de cette année, diverses chansons évoquent le « décollage d’Haïti », maitre-mot du président de la république, Michel Martelly.

Le slogan « Ayiti dekole » est tiré de la chanson « dekole » ayant annoncé l’album « One life to live (une vie à vivre) » de l’artiste J-Perry, sorti en fin d’année 2011.

Cette chanson, sur laquelle participent Hervé Antoine dit Shabba et Réginald Tout-Puissant alias Izolan, « vend » l’image du pays, vante ses richesses, pour attirer investisseurs, touristes, mais n’hésite pas à fustiger les détracteurs d’Haïti.

« Ole Ole, décoller ! j’aimerais que mon pays prenne son envol », chantent-ils.

Le groupe compas Djakout #1, emmené par un transfuge de Djakout Mizik, dont la chanson est titrée « Bato franse mawon », estime que le changement est en route, que le décollage va enfin se faire.

« Haïti n’est plus en mode retour, nous allons de l’avant maintenant. Nous avons la victoire », chante Hervé Antenor, percussionniste-chanteur de Djakout #1 et proche du président Martelly.

« Tèt kale et Viktwa pou pèp la » sont des slogans passe-partout de Martelly.

Anténor, plus connu sous le nom de Shabba, a soutenu la campagne électorale de l’ancien chanteur de Sweet Micky, devenu président depuis le 14 mai 2011.

De son côté, T-Vice, affirme déclarer « la guerre à la misère, au chômage et au kidnapping » et invite les nationaux attachés à Haïti à s’identifier.

« Ceux qui aiment le pays, les mains en l’air », scande le chanteur Roberto Martino, autre supporteur de la campagne électorale de Michel Martelly.

« Le vent du changement souffle sur Haïti. T-shirts en l’air ! », scande Martino.

Le groupe Carimi, dans sa chanson carnavalesque « Poul la », appelle la nation à montrer qu’elle est unie car « au moment du carnaval riches et pauvres se confondent ».

RAM, groupe racine proche du pouvoir, rêvant d’ « une belle Haïti », invite à « travailler ensemble pour l’avancement du pays » afin de permettre le décollage d’Haïti qui se matérialisera surtout dans « la visite des touristes ».

L’ancien groupe du président de la république, Sweet Micky, convie tout le monde à monter « à bord » en vue de « la réconciliation ». Unis (« tèt kole ») en faveur de « tèt kale » (crâne rasé, allusion au chef de l’État).

Triomecs, un autre groupe compas dont le carnaval est titré « pote kole », chante « pote kole pou n dekole (l’union pour le décollage) » car malgré tout « on a une seule vision », celle de voir Haïti se développer. [efd gp apr 19/02/2012 12:00]