P-au-P, 11 janv. 2012 [AlterPresse] --- Le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (Unicef) préconise l’établissement de structures nationales multisectorielles de gestion des urgences relatives aux enfants.
Françoise Gruloos-Ackermans, représentante de l’Unicef en Haïti, estime qu’il est nécessaire « qu’il y ait au niveau sectoriel des unités de préparation et de coordination des réponses aux urgences », en cas de catastrophes naturelles en vue d’une meilleure prise en charge des enfants haïtiens.
Les principales institutions mentionnées par la représentante sont le ministère de l’éducation nationale pour assurer l’instruction des enfants en rapport aux dangers de toute sorte, celui des affaires sociales pour leur protection dans le cadre des processus d’adoption et la Direction nationale de l’eau potable et de l’assainissement (Dinepa) pour ce qui concerne l’assainissement.
« Il faut se préparer et il faut s’organiser », insiste Gruloos-Ackermans qui fait également état des différentes situations difficiles que les enfants vivent quotidiennement.
Ils sont livrés à la domesticité, abandonnés aux dangers de la rue, placés dans des centres d’accueil dans de mauvaises conditions, quand ils ne sont pas handicapés ou victimes de trafic « via des systèmes organisés par des adultes malintentionnés », affirme la fonctionnaire de l’Onu.
Elle se plaint également de l’absence de lois sur le trafic d’enfants en Haïti, alors que cela représenterait « un minimum » dans le domaine.
Le phénomène des enfants handicapés reste aussi « un problème grave et c’est un problème tellement grave qu’on ne le voit pas, qu’on n’en parle pas », reconnait l’Unicef.
D’autres enfants se voient obligés de se rendre quotidiennement en République Dominicaine pour y travailler et retraverser la frontière le soir pour rentrer dormir en Haïti, toujours selon les propos de Françoise Gruloos-Ackermans.
En outre sur 50% du taux de mortalité infantile 45 % est dû à la malnutrition, informe la représentante.
Ils sont estimés à 400 000, les enfants qui affrontent ces réalités sur tout le territoire haïtien. [rh kft gp apr 11/01/ 2012 11:00]
