Haïti-Reconstruction : 300 mille emplois temporaires et plus de 50 % des décombres enlevés en 2 ans, selon l’Onu

Port-au-Prince, 08 janvier 2012 [AlterPresse] --- A moins d’une semaine du deuxième anniversaire du tremblement de terre du 12 janvier 2010, l’organisation des Nations Unies (Onu) et ses partenaires se félicitent d’avoir favorisé plus de 300 000 emplois et déblayé plus de 50% des décombres en vue du relèvement et la reconstruction d’Haïti.

« Nous avons créé 300 000 emplois temporaires depuis le tremblement de terre… dans le secteur du déblaiement, du ramassage des ordures et de la réduction des catastrophes (…) », fait savoir Rebecca Grynspan, administratrice adjointe du programme des Nations Unies pour le développement (Pnud).

Environ 5 millions de mètres cubes de gravats, soit environ l’équivalent de cinq stades de football, ont été déblayés. Près de 20% de ces débris ont été recyclés,

Un point fort de l’action entreprise, durant les 2 années ayant suivi le séisme dévastateur de janvier 2010, est l’attribution d’environ 40% des emplois à des femmes. Les ressortissants haïtiens ont bénéficié de 90 % des postes temporaires ainsi dégagés, note le Pnud qui entend passer à des activités génératrices de revenus plus durables pour les nationaux, Haïtiennes et Haïtiens.

« Nous évoluons progressivement de programmes de travail temporaire contre argent liquide, vers des projets de travail de production contre argent liquide », souligne Grynspan.

2011 a été une année de transition

« L’année 2011 a été une année de plusieurs transitions en Haïti. Nous avons eu une transition politique avec un nouveau gouvernement, cela a été une étape très importante », analyse Rebecca Grynspan.

« Nous avons vécu aussi une année de transition en matière de soutien, évoluant de l’aide humanitaire à l’aide pour le rétablissement et la reconstruction du pays. Cela a été un défi majeur alors que nous savons qu’Haïti a besoin d’une combinaison d’aide humanitaire et d’aide au développement ».

Pour sa part, Jon Andrus, directeur adjoint de l’organisation panaméricaine de la santé (Ops), encourage les initiatives, susceptibles de freiner les conséquences de l’épidémie de choléra, qui a provoqué plus de 7 mille décès et environ 520 mille cas d’infection, depuis son apparition le 19 octobre 2010 en Haïti.

L’amélioration de l’accès à l’eau portable et à l’assainissement est nécessaire pour mettre un terme à l’épidémie de choléra et à des maladies comme la typhoïde, recommande Andrus.

Deux ans après le tremblement de terre du 12 janvier 2010 en Haïti, plusieurs milliers de personnes résident encore dans des tentes de fortune, tandis que la reconstruction sans cesse proclamée attend d’être effectivement concrétisée malgré des milliards de dollars débloqués. [mm rc 08/01/2012 1:40]