La CFDT demande au gouvernement français d’accueillir les demandes d’assistance des syndicalistes haïtiens menacés

Communiqué de la CFDT

Soumis à AlterPresse le 25 février 2003

La CFDT, était présente en Haïti les 16 et 17 février derniers, au sein d’une délégation de la Confédération Internationale des Syndicats Libres (CISL), venue pour exiger la libération immédiate de syndicalistes arrêtés dans le cadre de leurs activités syndicales.

Elle appelle le gouvernement, dans une lettre adressée au ministre français des Affaires étrangères, à prendre pleinement en compte la situation et le rôle du mouvement syndical haïtien dans le cadre de ses efforts pour un règlement politique pacifique du conflit intérieur. La CFDT demande également à M. de Villepin d’accueillir les demandes d’assistance des syndicalistes menacés.

Le 24 janvier dernier, onze syndicalistes de la Coordination syndicale haïtienne ont en effet été arrêtés sans mandat d’arrêt. Ils sont aujourd’hui inculpés d’association de malfaiteurs et de complot contre la sûreté intérieure de l’état. A ce jour, aucun n’a été libéré malgré les engagements pris à deux reprises par le ministre haïtien de la Justice. Seuls trois d’entre eux ont été entendus par le juge d’instruction.

La CFDT et la mission de solidarité syndicale ont rencontré les syndicalistes détenus* et ont entrepris, auprès des autorités haïtiennes, les démarches visant à leur libération immédiate.

Elle a également plaidé auprès de l’ambassadeur de France en Haïti,
M. Thierry Burkard, pour que les demandes d’assistance, qui pourraient lui parvenir, soient accueillies favorablement.

Dans la lettre adressée à M. de Villepin, la CFDT demande au gouvernement qu’il prenne en compte les difficultés du mouvement syndical haïtien, soumis à une répression importante (intimidations, menaces de mort, voitures incendiéesÂ…) et le rôle que ce mouvement peut être amené à jouer pour restaurer la paix et la justice sociale, faire respecter les droits de l’Homme et participer à l’éradication de la pauvreté en Haïti.

Communiqué n° 12 du 24 février 2004

Déclaration de Jean-François Trogrlic, secrétaire national