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Haïti-Choléra/Manifestation : Des manifestants restent confiants quant au départ de la MINUSTAH

P-au-P, 20 oct. 2011[AlterPresse] --- Plus d’une centaine de citoyens et citoyennes ont marché une fois de plus dans la capitale haïtienne le 19 octobre (premier anniversaire de l’apparition de l’épidémie de choléra) pour réclamer le départ de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH), responsable de l’introduction du cholera dans le pays.

C’est la troisième grande mobilisation organisée en 2 mois dans cette perspective.

« La Minustah doit partir », ont scandé unanimement les manifestants. Un petit cercueil en main, ces derniers ont célébré les funérailles symboliques de la mission.

La manifestation qui s’est déroulée sans incident a pris fin au cimetière de Port-au-Prince où le cercueil a été brulé.

« Nous les jeunes nous avons l’habitude de mener des combats. Pour nous, les enfants de (Jean Jacques) Dessalines (héros de l’indépendance d’Haïti)… la MINUSTAH partira. Elle nous rendra notre pays », a déclaré une manifestante.

« Nous ne voulons pas de la MINUSTAH », a-t-elle ajouté.

Le prolongement du mandat de la mission par le Conseil de sécurité des Nations- Unies le 15 octobre dernier n’inquiète pas les manifestants.

« Le renouvellement [du mandat de la MINUSTAH] ne signifie rien. Devant la mobilisation populaire toutes les décisions seront cassées », a déclaré Josué Mérilien membre de l’Union Nationale des Normaliens Haïtiens (Unnoh).

À coté du départ de la MINUSTAH, les manifestants ont également exigé réparation et justice pour les victimes du choléra et pour ceux qui sont victimes d’autres écarts des membres de la mission.

Les décès causés par le choléra se chiffrent à 6 559 selon les informations officielles communiquées par les autorités sanitaires.

L’organisme international de santé Médecins Sans Frontières (MSF), estime que 75 à 80 % des cas de choléra recensés pour l’année 2011, sont enregistrés en Haïti.

Pour MSF, l’état urgence est toujours là, compte tenu des flambées répétées et imprévisibles de l’épidémie.

L’émergence du choléra dans le pays est liée à la présence d’un contingent népalais de la MINUSTAH, campé dans le Plateau Central, zone où les premiers cas ont été détectés en octobre 2010.

En dépit de plusieurs preuves scientifiques avancées, les Nations Unies continuent de nier les faits. [rh kft gp apr 20/10/2011 10 :15]

Voir l’album Facebook d’AlterPresse sur la manifestation du 19 octobre