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Haïti / Presse et droits humains : L’Unicef revient sur les principes d’éthique journalistique, relatifs aux droits de l’enfant

P-au-P, 12 sept. 2011 [AlterPresse] ---- Le respect de la vie privée et de la dignité des enfants est un principe fondamental que les médias doivent particulièrement prendre en considération, signale la branche en Haïti du fonds des nations Unies pour l’enfance (Unicef-Haïti), dans un communiqué, en date du 7 septembre 2011, transmis à l’agence en ligne AlterPresse.

« Nul enfant ne fera l’objet d’immixtions arbitraires ou illégales dans sa vie privée (…) ni d’attentes illégales à son honneur et à sa réputation », rappelle l’agence onusienne œuvrant en faveur de la protection des droits de l’enfant et citant l’article 16 de la convention internationale des droits de l’enfant (1989), ratifiée par la république d’Haïti en 1994.

Parce qu’ils sont plus vulnérables, les enfants doivent faire l’objet d’un traitement particulier de la part des médias.

« Les médias ont une importance en Haïti, car ils sont la principale source d’information pour la population .C’est pourquoi, de concert avec la fédération internationale des journalistes (Fij), l’Unicef a élaboré des « guides de presse » à l’intention des journalistes, qui présentent et expliquent les principes éthiques de couverture médiatique impliquant les enfants ».

Ces principes ordonnent notamment de respecter la vie privée et la confidentialité de chaque enfant, dans le cadre d’une interview ou d’un article sur les enfants.

En ce sens, les médias ont un rôle impérieux de veiller à la liberté d’expression des enfants et leur participation aux décisions qui les concernent.

« Le non respect de ces principes, par exemple la publication d’un article ou d’une image permettant d’identifier un enfant, pourrait faire courir des risques importants à l’enfant, comme le risque de vengeance ou de stigmatisation », signale Unicef-Haïti.

Dans ce contexte, en guise de prévention, les médias sont conviés à taire les noms et à ne pas publier les images d’enfants (mineures et mineurs) ayant souffert de viols ou d’autres cas de violences répréhensibles.

Depuis les années 1990, la branche en Haïti du fonds des Nations Unies pour l’enfance organise, de temps à autre, avec plusieurs organisations partenaires (y compris des institutions et associations appuyant les médias) des séries de formation, à l’intention des journalistes de divers médias dans les 10 départements géographiques en Haïti, en vue de sensibiliser sur l’obligation de garantir le respect et la dignité des enfants dans les informations diffusées. [emb rc apr 12/09/2011 0:00]