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Haïti-MINUSTAH/Viol : Il n’y a pas eu d’agression selon l’ONU

P-au-P, 6 sept. 2011 [AlterPresse] --- Alors que les autorités uruguayennes annonçaient des sanctions de la dernière rigueur, les soldats uruguayens accusés de viol sur un jeune haïtien pourraient être libérés, apprend AlterPresse.

Les soldats, mis en isolement dans leur base à Port Salut, ville située au Sud du pays où les faits ont été enregistrés, pourraient avoir été transféré à Port-au-Prince.

Selon un site d’information latino-américain, les enquêtes préliminaires de l’armée uruguayenne et des Nations Unies ont révélé qu’il n’y a pas eu d’agression.

L’ONU attend de terminer une seconde enquête avant de libérer les 4 soldats mis en cause dans l’affaire et les autoriser à rentrer chez eux, affirme le même site.

Cependant une enquête conduite par le Réseau National de Défense des Droits Humains(RNDDH), un organisme indépendant haïtien, confirme les allégations de viol.

Le RNDDH réclame vivement que justice soit rendue au jeune garçon de 18 ans, alors que l’émoi est encore très grand au sein de la population haïtienne, notamment après la circulation sur internet d’une vidéo montrant une scène laissant peu de doute sur l’agression qui a pu être commise.

Hier lundi, une manifestation de protestation a eu lieu à Port Salut. Des organisations annoncent pour leur part une série d’activités pour réclamer le départ de la MINUSTAH.

La mission onusienne est sous le feu d’ardentes critiques pour avoir entre autres été à l’origine de l’apparition du cholera en Haïti. La maladie a déjà tué plus de 6 mille haïtiens. [kft gp apr 6/09/2011 13 :20]