Haiti : Pour une rébellion généralisée de la pensée contre la capitulation électorale

À propos du roman de Michel Soukar, L’âge du Tigre – Journal d’un révolutionnaire

par Leslie Péan *

Soumis à AlterPresse le 18 octobre 2010

Avec une élégante couverture, une typographie sans faille que même les presbytes apprécieront, L’âge du Tigre –Journal d’un révolutionnaire de Michel Soukar revient sur un fait majeur du début du siècle dernier : les évènements de 1902 en Haïti. Le massacre qui a commencé au Cap-Haitien lors des joutes législatives de cette année-là pour empêcher l’élection d’Anténor Firmin comme député, première étape vers sa marche à la présidence, sert d’assise historique à un roman non fictionnel qui tourne autour de ce qui a été la première guerre civile du XXe siècle haïtien. Le discours de Michel Soukar raconte ces évènements avec une mise en scène qui articule dialogues et description des faits à partir des points de vue des protagonistes.

Mille neuf cent deux est, à maints égards, l’année du commencement de la politique de destruction irréparable d’Haïti et donne le fil d’Ariane pour traverser le 20e siècle haïtien. Pour mesurer la profondeur du désastre de la lutte contre la qualité qui perpétue l’amère-patrie. Fil narratif de l’histoire. Parti en exil en 1902, Firmin n’en reviendra que mort en 1911. C’est dans la lutte qui est livrée contre lui en 1902 que son rival Nord Alexis crée la machine de guerre à combattre les intellectuels en les appelant ironiquement « intelektyel ». L’anti-intellectualisme est devenu depuis l’inconscient du pouvoir des médiocres. Une politique obscurantiste devenue contagieuse et appliquée sans pingrerie par des hommes politiques sans référence qui détournent la rationalité de ses fins initiales. Une combine dont le revers est la participation d’intellectuels comme Frédéric Marcelin à son exécution.

Les convictions que Firmin a acquises au fil des luttes sont contraignantes pour lui. Michel Soukar le montre disant à ses partisans qui voulaient l’installer de force au Palais national : « Camarades je ne suis pas revenu pour rompre avec nos convictions mais pour poursuivre notre combat pour la démocratie, seule source de progrès. Jamais nous ne commettrons un crime que nous avons si souvent dénoncé à cause des maux séculaires qu’il a engendrés. » L’exigence est claire : c’est le refus de toute « percée louverturienne » légitimant les magouilles pour prendre le pouvoir. Des magouilles qui incluent parfois l’horreur de verser le sang d’innocents comme ce fut le cas en Haïti lors du massacre des électeurs de la Ruelle Vaillant le 29 novembre 1987.

Firmin a refusé de tels comportements de malédiction. « Que dira mon ami Delcassé ? » a-t-il répondu à ceux qui l’exhortaient à prendre le pouvoir à son arrivée triomphale en Haïti en 1902. Firmin n’avait aucune alliance particulière avec Théophile Delcassé, alors ministre français des Affaires Étrangères, qui venait de reculer devant l’Angleterre à Fachoda (Soudan) en 1898. Voulait-il se faire décerner une bonne note et être le premier de la classe selon les normes définies par le maitre ? On ne saurait affirmer cela de celui qui venait d’écrire De l’égalité des Races Humaines. Son comportement est dicté par les valeurs d’émancipation et de liberté dont il est porteur. Il a une conscience qu’il n’est pas prêt à vendre pour avoir du pouvoir. Le renvoi à Delcassé est un subterfuge qu’il utilise pour rester fidèle à sa conscience.

La capitale du firminisme

La guerre civile de 1902 a imprimé sa marque au XXe siècle tout comme celle de 1806 le fit pour le XIXe siècle. L’histoire commence avec la discrimination subie par l’étudiant Daniel Varnam à la Faculté de droit de la part du professeur Cauvin. Ce dernier l’ostracise et lui colle de mauvaises notes qui ont pour résultat de le faire échouer aux examens. Varnam abandonne ses études et rejoint les forces révolutionnaires dans l’espoir de mettre fin au préjugé de classe et de couleur dont il a été la victime. Le roman se termine quand il trouve à nouveau le professeur Cauvin après la guerre civile. Entre le début et la fin, nous rencontrons les personnages politiques autour desquels a lieu le carnage. Nous laissons la capitale Port-au-Prince avec Daniel Varnam dans une petite embarcation pour aller aux Gonaïves, la capitale du firminisme, où il se porte volontaire dans l’armée du général Jean-Jumeau, farouche partisan d’Anténor Firmin.

Ce dernier venait juste d’échapper par mer du Cap-Haitien, survivant ainsi à l’offensive des assassins, à la solde du général Nord Alexis, qui ne voulaient pas le voir élu député. Il se sauva de justesse grâce à l’aviso de guerre de l’amiral Killick qui était dans la rade du Cap, et son épouse Rosa Salnave trouva asile dans un consulat. Pour essayer de souiller l’image de son adversaire, la soldatesque de Nord Alexis attribua le génie de Firmin à de la sorcellerie, en montrant des wangas (sortilèges) qu’on aurait trouvés dans sa maison qui fut pillée. Comme ce fut le cas pour expliquer le génie de Mozart, ces ragots stupides n’eurent aucun effet et, accueilli aux Gonaïves, le candidat local se retire devant Firmin qui est acclamé député de cette ville.

Gonaïves était devenu le point de ralliement des firministes qui accouraient de tous les coins du pays pour prêter main forte à leur dirigeant, victime de la violence du système des « sans manman » qui règne en Haïti. Ces pages sur la défaite de Nord Alexis dans la ville du Limbé défendue par les troupes libérales de Seymour Pradel sont excellentes. Michel Soukar a une grande capacité de montrer la réalité telle que la perçoivent les protagonistes. Mais tout en voyant la réalité à travers leurs yeux, il a aussi un œil pour des détails qui feront la délectation du lecteur. Les croyances populaires pour échapper à la mort sous la mitraille ont la carapace dure et font recette là où l’on ne s’attendrait pas.

La naissance des petits Machiavel

Michel Soukar s’efface derrière la simplicité de son personnage Daniel Varnam pour nous remémorer la guerre civile de 1902 avec la charge émotionnelle que nos déchirements peuvent inspirer. Car cette guerre civile donne naissance à ces petits Machiavel qui marqueront le 20e siècle haïtien, de Sténio Vincent, maire de la capitale sous le gouvernement de Nord Alexis pour arriver à François Duvalier. Dans son journal L’Effort en 1902, Sténio Vincent avait réalisé une couverture fielleuse et hostile à Anténor Firmin. On suit la filiation de gens qui trônent avec la bêtise en utilisant les armes de la ruse pour fossiliser la réflexion. Dans le combat contre l’oubli, Michel Soukar donne au suicide de l’amiral Hammerton Killick une nouvelle dimension. Killick se donne la mort en faisant sauter la Crête-à-Pierrot, son navire de guerre, afin qu’il ne tombe pas aux mains des Allemands. Il préfère se suicider que se rendre. A la manière de nos aïeux qui disaient « liberté ou la mort » et qui affrontaient la mitraille les mains nues pour trouver leur liberté. Sans l’intervention de l’Allemagne pour détruire la Crête-à-Pierrot dans la rade des Gonaïves, le combat de Firmin contre l’adversité aurait sans doute connu un autre sort. Un combat qui transcende la mort.

Vif et subversif, le pari des dominés est parfois infernal dans le combat pour faire triompher la vérité. Quoi qu’il en coûte. Les dominés sont acculés à mettre en jeu leur vie, ce qu’ils ont de plus précieux, pour se libérer de la violence des dominants. On l’a vu aux États Unis d’Amérique où des esclaves choisirent la mort comme ultime forme de résistance dans leur combat pour la liberté. C’est le cas avec le suicide collectif d’un groupe de Ibos en 1803 [1]. L’auto-destruction peut aussi être une stratégie de l’esclave pour se libérer de la servitude et de l’exploitation. Offrir son sang et son âme aux dieux de la Guinée pour se libérer des affres de l’exploitation servile est une stratégie de lutte. La détermination à mourir pour la liberté dans ces cas produit la vie et devient le germinateur de la vie nouvelle. Un combat qui transcende la mort. La résistance dans la mort est sublime au point où Boisrond Canal prend peur du comportement de Killick et ne veut pas que cette information soit diffusée à la capitale afin qu’il ne soit pas suivi par d’autres. Le bruit de fond de la mort volontaire de Killick doit être étouffé pour qu’il ne produise pas d’explosions à la capitale. Pour que son exemple d’humanité ne produise pas des ondes concentriques similaires à celles produites par le jet d’un caillou dans l’eau. La force du statu quo a été de faire que ces ondes demeurent transversales et meurent d’elles-mêmes sans jamais devenir longitudinales, c’est-à-dire que toutes les particules qu’elles contiennent ne vibrent dans la même direction. Celle du changement et de la fin de l’exclusion.

Pour référer à la guerre civile de 1902, Roger Gaillard a parlé de « la déroute de l’intelligence ». Le raccourci romanesque qu’offre Michel Soukar pour lire cet événement, loin de déformer la réalité, donne des éléments nouveaux permettant de mieux apprécier cet épisode historique. On est secoué par certains antécédents. C’est le cas de la rencontre du commandant Hammerton Killick et du journaliste Pierre Frédérique. Le premier reçoit le second ligoté et prisonnier du gouvernement, afin de le liquider en haute mer. Killick au contraire libère son prisonnier et se met à ses ordres pour combattre ensemble le despotisme qui veut détruire toute alternative à la politique de l’arbitraire. Michel Soukar mélange des personnages réels et fictifs pour aider à combattre non seulement l’ignorance mais surtout le refus de savoir qui dirige en Haïti.

L’invitation à penser autrement la question sociale est séduisante. Les mots mis dans la bouche des personnages offrent une claire et brillante explication des luttes de classes et de couleur. L’auteur montre que les préjugés coloristes, loin d’être marginaux, n’ont pas la centralité que l’orthodoxie populiste voudrait leur donner dans la réalité. En effet, le propriétaire terrien noir Nord Alexis et le propriétaire terrien mulâtre Boisrond Canal se sont associés pour barrer la route au Noir des classes moyennes Anténor Firmin. Quand la ville de Petit-Goâve se révolta pour appuyer l’auteur de l’Égalité des Races Humaines, Normil Chicoye, le leader de cette révolte, sera arrêté et fusillé par Boisrond Canal. Ce dernier l’accusera d’avoir trahi car, en tant que mulâtre, il ne devait pas être firministe.

Le commencement des massacres électoraux

Les démocrates d’aujourd’hui ont beaucoup à apprendre des échecs des luttes menées hier par leurs prédécesseurs. Il importe de comprendre pourquoi ces aînés ont perdu afin d’éviter de commettre les mêmes erreurs qu’eux. Mais le système dominant veille pour que justement les générations actuelles ne connaissent pas ces luttes. L’accumulation de savoirs est prohibée et la confusion est entretenue par des torsions et des silences. Pour que le sens de la décadence qui demeure caché continue de l’être. De plus, le système dominant encourage les jeunes générations à monter au créneau en s’assurant qu’elles n’apprennent rien de ces luttes ou encore qu’elles oublient vite les leçons apprises. Ainsi, les vieux réflexes d’irresponsabilité ont toujours le dessus. Le système dominant refuse que les gens sachent les facteurs qui sous-tendent l’échec persistant des démocrates et les mécanismes mis en marche pour mener les partisans du changement à la faillite et à la déroute. Michel Soukar apporte sa pierre à l’édifice du changement en combattant le manque de connaissances sur les obstacles qui bloquent la victoire des forces du renouveau. Son éclairage du rôle des forces internationales dans la solution des luttes politiques nationales donne du plaisir dans la douleur. Un rôle qui passe par des manœuvres, pressions, entraves et sabotages. Les frivolités côtoient les questions philosophiques. La dégustation en pleine guerre de bouteilles de vin découvertes dans une cave est juxtaposée à la dévoration de cadavres par des cochons. Parler sérieusement des choses légères et légèrement des choses sérieuses constituent le même langage.

Anténor Firmin est une des plus importantes figures de l’histoire d’Haïti. Sa grande envergure a traversé la deuxième moitié du 20e siècle. À un moment où la classe politique devient le vivier d’hommes de petite stature, commençons par remercier Michel Soukar d’avoir sorti son travail en 2010, comme pour commémorer le 160e anniversaire de ce géant de la pensée haïtienne, né en 1850. Un homme de courage et de conviction qui a combattu le pouvoir des lilliputiens, fondé sur l’ignorance et l’obscurantisme. Après les travaux consacrés à Anténor Firmin par Claude Moise, Jean Price Mars, Marc Péan, Roger Gaillard, cette œuvre de Michel Soukar est une nouvelle victoire de cet Haïtien grandissime, dont les paroles et les pratiques en or, continuent d’être des références sures pour tous les partisans d’une certaine éthique du pouvoir. Victoire morale et posthume de cette figure mythique incontournable sur ses adversaires qui se retrouvent dans la poubelle de l’histoire. Même s’ils continuent de trouver d’invisibles continuateurs de leurs méfaits chez des politiques sans mérite et talent, à la recherche du pouvoir. 1902 constitue une sorte de massacre des innocents pour les démocrates haïtiens. Sous la férule de Boisrond Canal, cet Hérode haïtien, la soldatesque livre bataille pour maintenir le peuple haïtien dans la servitude.

Ne pas s’arrêter en si bon chemin dans l’exploration de l’impasse

Tous les personnages du roman ont leur mot à dire. À travers leurs expériences et leurs vies concrètes, Michel Soukar donne une vision à la Sirius des rapports de production et d’échanges, des relations sociales et du rôle des puissances internationales dans le façonnement de la réalité. On assiste à la construction du dispositif réactionnaire et à sa mise en œuvre. La performance de Nord Alexis est rendue possible grâce à l’étroite collaboration des Allemands avec Boisrond Canal mais aussi grâce à la complicité de Callisthènes Fouchard et Sénèque Momplaisir Pierre, les deux autres candidats dans la course électorale, qui soutiennent Boisrond Canal pour déclencher l’offensive contre Firmin et ses partisans aux Gonaïves. Fondamentale donc, la complicité allemande ? Mais non !

Michel Soukar s’est arrêté en si bon chemin dans l’exploration de l’impasse qui a conduit Anténor Firmin dans l’abîme. Sa reconstitution des évènements qu’Haïti a traversés en 1902, sous la forme d’un roman non fictionnel à la Truman Capote, aurait gagné en faisant revivre la chape américaine qui a asphyxié le mouvement firministe. Il faut tout dire et tout déballer. Même quand cela peut être dérangeant et agaçant pour les puissances du jour. Le blocage des ports de Saint-Marc et des Gonaïves par le gouvernement américain pour empêcher que les partisans de Firmin reçoivent des armes achetées aux Etats-Unis d’Amérique a été déterminant dans la victoire des troupes de Nord Alexis. Tout comme la présence du croiseur français le D’Assas dans la rade de Port-au-Prince a été déterminante pour protéger Boisrond Canal et dissuader l’amiral Killick de bombarder la capitale.

Il ne faut pas mettre une sourdine à ces faits capitaux si on veut vraiment exposer les fils de la machine qui découpe Haïti sans anesthésie. La tragédie sans issue du peuple haïtien vient justement de l’appui donné par les gouvernements français, allemand et américain aux brigands et traineurs de sabre Boisrond Canal et Nord Alexis afin qu’ils sacrifient les démocrates en leur arrachant les intestins. On comprend donc pourquoi les lendemains chantent faux à partir de cette révolte cassée des premiers jours du 20e siècle. Avec l’élimination de l’intelligentsia, le réel a été remplacé par une simulation de vivre dans laquelle l’attente de la mort donne au reste de la société l’impression d’exister utilement.

Le devoir de désobéissance

Mais qu’on se rassure ! Le livre de Michel Soukar n’en reste pas moins fort dans la déclaration d’amour qu’il fait à Haïti. L’affection qu’il nourrit pour son pays transperce dans les propos qu’il fait tenir à son personnage Léonidas lors de la retraite forcée des firministes du Limbé. En effet, Léonidas dit à Varnam de rester en vie « pour restituer notre rêve à ceux qui viendront après. Pour qu’ils sachent que, malgré leur lourd héritage, ce pays n’a pas été uniquement celui des voyous, mais que des hommes de tous âges de toutes conditions ont, sans hésiter, donné leur vie pour créer la vie, la vraie, sur cette terre d’Haïti [2]. »

Les déboires de Firmin entament tout sauf le patriotisme de l’auteur et de ses idées sur la nécessité pour la jeunesse de combattre pour le changement. En effet, le devoir de la jeunesse est de s’engager dans la désobéissance contre le gouvernement, contre le respect de l’ordre qui repose sur les baïonnettes. C’est ce symbole de la résistance à la soldatesque que Firmin a incarné en appelant à la rébellion pour répondre à l’agression dont il a été victime au Cap-Haitien. L’âge du Tigre – Journal d’un révolutionnaire est un livre à lire pour penser la condition haïtienne contemporaine et vaincre la coalition des Boisrond Canal et des Nord Alexis d’aujourd’hui. Le gouvernement Préval va-t-il rééditer les évènements de 1902 avec l’aide des soldats de la MINUSTAH ? Qui sera le nouveau Anténor Firmin de ce 28 du mois de novembre 2010 comme ce fut le cas pour le 28 du mois de Juin 1902 ? Que faire pour donner une réponse populaire appropriée à la violence des gangs évoluant dans l’orbite du gouvernement ?

Les vérités scientifiques qui se dégagent de l’ouvrage de Michel Soukar peuvent inspirer les luttes actuelles contre toute capitulation électorale. La rébellion est à l’ordre du jour contre un complot national et international pour annihiler Haïti. Pour éviter ce que le général De Gaulle nommait dans ses Mémoires de Guerre « le vide effrayant du renoncement général ». L’âge du Tigre est celui de toutes les dictatures. Cet âge-là procède d’une culture et de valeurs dont les adeptes ne peuvent que « vieillir tristement » car pour parodier Roland Barthes « l’excitation de l’intellect » leur manque.

Depuis son ouvrage intitulé Cora Geffrard paru l’an dernier, Michel Soukar a prouvé, si besoin en était, qu’il n’était pas un simple dilettante de l’écriture. Un écrivaillon comme ceux qui pullulent sur certains sites web de l’internet et qui ne respectent pas les impératifs de l’écrit. Michel Soukar a fait un excellent travail de fiction de la réalité historique. Il faut espérer que les matériaux qu’il a produits serviront de matière première pour une adaptation au cinéma et/ou au théâtre. En explorant les dérives de nos luttes politiques, le grand art peut contribuer à ouvrir des perspectives pour retrouver une cohésion sans laquelle toute politique de refondation risque de rester futile. Les créateurs ont pour devoir de s’inspirer de notre expérience de peuple pour en faire le motif et la matière de leurs œuvres. Des vérités à mettre en perspective face aux professionnels de l’empire de l’illusion permettant de régénérer les âmes à la recherche de références pour une liberté.