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Violences des gangs : L’expert indépendant des Nations unies aux droits humains déplore l’affaiblissement continuel du système de santé en Haïti

P-au-P, 06 janv. 2025 [AlterPresse] --- Les attaques « scandaleuses », perpétrées, en décembre 2024, par des gangs armés contre des hôpitaux, des cliniques, des travailleuses et travailleurs de la santé en Haïti, ont encore affaibli le système de soins de santé dans la république caribéenne déjà au bord de l’effondrement, alerte l’expert indépendant de l’Organisation des Nations unies (Onu) sur la situation des droits humains en Haïti, William O’Neill, dans une déclaration dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.

O’Neill évoque l’attaque, dans la nuit du lundi 16 au mardi 17 décembre 2024, à Port-au-Prince, contre l’hôpital Bernard Mevs, où plusieurs sections ont été incendiées et l’assassinat, le 24 décembre 2024, de deux journalistes et d’un agent de la Police nationale d’Haïti (Pnh), par des bandits armés, dans les locaux de l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (Hueh), plus connu sous le nom d’hôpital général de Port-au-Prince, dans une tentative de réouverture officielle.

Parallèlement, 7 autres journalistes ont été blessés par balles par les gangs armés.

L’expert indépendant des Nations unies aux droits humains exhorte la communauté internationale « à faire tout ce qui est en son pouvoir, pour aider les autorités haïtiennes à lutter contre l’insécurité rampante et à garantir la réalisation du droit à la santé, y compris l’accès sans entravesw aux installations, aux biens et aux services de santé ».

Il demande à l’État d’enquêter et d’arrêter les responsables des attaques, et de veiller à ce qu’ils soient traduits en justice.

L’expert de l’Onu aux droits humain dénonce les assassinats et enlèvements de médecins, d’infirmières, de travailleuses et travailleurs de la santé, y compris de travailleuses et travailleurs humanitaires, par des gangs criminels.

Les gangs ont également « brûlé, saccagé et détruit de nombreux hôpitaux et cliniques, obligeant beaucoup d’entre eux à fermer ou à suspendre leurs activités », ajoute William O’Neill, qui a été désigné expert par le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits humains en avril 2023.

Il s’agit d’agressions intentionnelles contre le système de santé, et non d’actes de violences commis au hasard, estime-t-il, en se basant sur les menaces répétées des membres de gangs d’attaquer les établissements de santé.

L’expert indépendant des Nations unies aux droits humains pointe également des officiers de police, qui auraient été impliqués, dans certains cas, dans des attaques contre des patientes et patients, ainsi que dans des menaces contre des travailleuses et travailleurs de la santé, rappelle-t-il.

L’organisation Médecins sans frontières (Msf) a annoncé une reprise partielle de ses activités médicales dans la zone métropolitaine de la capitale, Port-au-Prince, le mercredi 11 décembre 2024, après 22 jours de suspension due à de graves menaces proférées à l’encontre de son personnel par des membres des forces de police haïtiennes.

Dans une note, le Conseil présidentiel de transition (Cpt) a demandé à la Pnh de diligenter une enquête sur le grave incident, survenu, le lundi 11 novembre 2024, à Delmas 33, où plusieurs individus déjà blessés et neutralisés ont été abattus par les forces de l’ordre, alors qu’ils se trouvaient à bord d’une ambulance de l’organisation Msf. [emb rc apr 06/01/2025 12:10]

MÉMOIRE D’ALTERPRESSE


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