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L’Onu, la Mmas et l’Oim préoccupées par la montée de la criminalité en Haïti

P-au-P, 20 nov. 2024 [AlterPresse] --- L’Organisation des Nations unies (Onu), la Mission multinationale d’appui à la sécurité (Mmas) et l’Organisation internationale pour les migrations (Oim) sont préoccupées par la montée, depuis le lundi 11 novembre 2024, des actes de terreur et d’autres violences en Haïti, particulièrement dans la zone métropolitaine de la capitale, Port-au-Prince, dans des prises de positions séparées dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.

Le secrétaire général de l’Onu, le Portugais António Guterres, déclare être alarmé par l’escalade des violences en Haïti, où « des gangs armés gagneraient du terrain dans la capitale, Port-au-Prince ».

Guterres appelle urgemment à fournir à la mission multinationale, dirigée par le Kenya, le soutien financier et logistique dont elle a besoin, pour mener à bien son mandat, relate son porte-parole, Stéphane Dujarric, dans une déclaration à la presse.

La Mmas, qui compte plus de 400 policiers et militaires, a commencé à être déployée, le mardi 25 juin 2024 en Haïti.

La Mmas devrait fournir un appui à la Police nationale d’Haïti (Pnh), visant à rétablir la sécurité et la stabilité en Haïti.

Face aux gangs armés, la Mmas affirme rester déterminée dans ses opérations de sécurité.

Elle réitère sa volonté à rétablir l’ordre et la sécurité, renforcer la Pnh, faciliter l’aide humanitaire et soutenir la stabilité politique.

Plusieurs dizaines de membres de gangs armés ont été tués et leurs corps brûlés dans les communes de Pétionville, Delmas et Port-au-Prince (Bourdon, avenue Martin Luther King plus connue sous le nom de Lalue, au niveau de Poste Marchand et Canapé Vert), dans la nuit du lundi 18 au mardi 19 novembre 2024, selon les informations rassemblées par l’agence en ligne AlterPresse.

Le nombre de membres de gangs tués, parmi ceux qui essayaient d’envahir différents quartiers dans la zone métropolitaine de la capitale, Port-au-Prince, n’est pas encore établi.

Cependant, un bilan partiel, dressé dans les médias par la Police nationale d’Haïti (Pnh), fait état d’au moins 18 bandits tués et blessés dans des échanges de tirs avec la Pnh, au moment où ces criminels de la coalition terroriste dénommée Viv ansanm tentaient d’investir la commune de Pétionville, vers 2:00 am (7:00 gmt) le mardi 19 novembre 2024.

En 4 jours de ce mois de novembre 2024, plus de 20 mille personnes ont été contraintes de fuir à nouveau leurs foyers, à cause d’attaques de gangs armés dans différents quartiers de la zone métropolitaine de Port-au-Prince, a dénombré l’Organisation internationale pour les migrations (Oim).

Plus de 17 mille personnes ont été accueillies dans 15 sites de déplacement, dans un contexte d’intensification des violences des gangs, ajoute l’Oim.

Ce qui porte à plus de 700 mille, le nombre de personnes déplacées la terreur des gangs, de 2023 au mois de novembre 2024 en Haïti,

Les violences liées aux gangs ont causé près de 4,000 décès depuis janvier 2024, selon le Haut-commissariat des Nations unies aux droits humains.

« Les Violences basées sur le genre (Vbg), y compris la violence sexuelle utilisée comme arme de terreur, ont atteint des niveaux alarmants. Les femmes et les enfants sont touchés de manière disproportionnée, 94 % des femmes et des filles déplacées étant exposées à un risque élevé de violences », note-t-il. [emb rc apr 20/11/2024 11:00]

MÉMOIRE D’ALTERPRESSE


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