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Haïti-Violences des gangs : Plus de 4,700 personnes déplacées à Cabaret, selon les Nations unies

P-au-P, 19 septembre 2025 [AlterPresse] --- Plus de 4,700 personnes ont été contraintes de fuir leurs foyers à la suite d’attaques meurtrières perpétrées par des gangs armés dans la commune de Cabaret, située au nord de la capitale, Port-au-Prince, apprend AlterPresse.

L’information a été communiquée par Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général des Nations unies, António Guterres, lors d’un point de presse tenu le jeudi 18 septembre 2025, sur la base des derniers chiffres fournis par l’Organisation internationale pour les migrations (Oim).

Plus des deux tiers des personnes déplacées ont trouvé refuge dans la commune voisine de l’Arcahaie.

La majorité sont hébergées par des familles d’accueil, tandis que 23 % ont été relogées dans quatre écoles transformées en sites d’hébergement temporaire.

L’Oim avait déjà signalé qu’environ 3,000 personnes avaient fui Cabaret entre le 11 et le 13 septembre 2025.

Ces attaques interviennent dans un contexte de détérioration rapide de la situation sécuritaire et humanitaire en Haïti.

António Guterres a fermement condamné la mort d’au moins 40 personnes - parmi lesquelles des femmes, des enfants et des personnes âgées, lors d’une attaque survenue à Labodri, entre l’Arcahaie et Cabaret.

Quatre jours après les faits, le gouvernement haïtien a qualifié ce massacre d’« ignoble » et annoncé le déploiement d’unités spécialisées pour sécuriser la zone.

Les Nations unies, l’Union européenne (Ue), l’Organisation des États américains (Oea), les États-Unis, la France et l’Espagne ont également condamné l’attaque, exigeant que justice soit rendue et que les violences des gangs cessent.

Le secrétaire général de l’Oea, Albert Ramdin, a qualifié ces actes de « violation révoltante des principes fondamentaux de l’humanité ».

L’impact des violences des gangs à Cabaret et l’Arcahaie

« Les déplacements forcés, les destructions et les attaques contre les populations accroissent les besoins humanitaires, aggravant les crises existantes en matière de santé, de nutrition et d’éducation », a souligné Stéphane Dujarric.

Il a également déploré la transformation de plusieurs écoles en sites d’hébergement à l’Arcahaie, ce qui aggrave la crise éducative et perturbe la vie des élèves et des enseignants à l’approche de la rentrée scolaire, prévue pour le lundi 1er octobre 2025.

La réponse humanitaire en Haïti reste gravement sous-financée, avec seulement 13 % des 908 millions de dollars requis actuellement disponibles, rappelle le porte-parole du secrétaire général des Nations unies. [emb apr 19/09/2025 11:45]

MÉMOIRE D’ALTERPRESSE


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