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Haïti : Urgence environnementale, inquiétudes et appel à une meilleure gouvernance

P-au-P., 19 août 2025 [AlterPresse] – L’urgence persiste autour de la situation environnementale en Haïti, où des structures regroupant des écologistes et d’autres acteurs intéressés par la question environnementale plaident pour une meilleure gouvernance, selon une note transmise à AlterPresse.

Une mission conduite en ce mois d’août 2025 dans plusieurs départements, dont le Sud et le Nord, par plusieurs techniciens, dont ceux d’Ecovert-Haïti, révèle la fragilité environnementale du pays, aggravée par des pratiques préjudiciables pour l’écosystème par des entrepreneur.e.s et par l’absence de suivi de certains projets à caractère environnemental.

Les enquêteurs ont constaté « un désastre écologique d’une ampleur préoccupante », lors d’une visite dans les localités de Manceau, Saint-Hilaire et Cavaillon, dans le département du Sud, relate la note.

Des projets abandonnés ?

La mission des organisations d’écologistes a également procédé à un travail d’évaluation rapide de certains projets implantés dans plusieurs zones, notamment Camp-Perrin, Maniche et Coteaux.

Les résultats espérés au terme des projets sont hypothétiques. « Quelque rares activités ont pu être vérifiées, notamment la culture de maïs et d’ananas par certains bénéficiaires. Le système agroforestier tarde à être constitué après plus de 2 ans du lancement du projet Biodiversité Sud (2022–2028) », remarquent les spécialistes de l’écologie.

La mission a également déploré une sorte d’inertie dans l’exécution du projet « Jardin botanique des Cayes », arguant que « les acteurs locaux n’ont pu fournir aucun élément tangible ».

« À l’Étang Lachaux, le centre de germoplasme est à l’abandon, et aucune activité structurée n’y est menée », ajoute la note, critiquant une gestion apparemment opaque du centre de germoplasme.

Le Projet RESEPSE, mis en œuvre dans le Sud-Est, n’a toujours pas démarré. Même constat dans le Nord, où aucune activité concrète n’a été réalisée dans le cadre du Projet Résilience de Trois-Rivières, toujours selon le document endossé par Ecovert-Haïti.

« Ces constats révèlent un manque de transparence et de rigueur dans la gouvernance des projets environnementaux », analysent les chercheurs.

Exigence de réponses appropriées

Les organisations encouragent notamment la fin de l’insécurité écologique, des réponses appropriées aux effets climatiques et l’adaptation d’une campagne nationale pour la restauration des écosystèmes dégradés d’Haïti.

Les enquêteurs attirent l’attention sur les conséquences socio-économiques graves de la dégradation environnementale, notamment la pauvreté, l’insécurité alimentaire et la mobilité des populations.

« La dégradation environnementale a des conséquences sur la production agricole, la santé, l’accès à l’eau potable et la mobilité des populations », mentionne la note, soulignant la vulnérabilité d’Haïti aux aléas climatiques.

Ces partisan.e.s de la nature et de l’environnement réclament des politiques visant à combattre la déforestation et la pollution, ainsi que des initiatives contribuant à l’amélioration de l’accès à l’eau et à l’assainissement, et à la gestion des déchets. [cj gp 19/08/2025 16:00]

MÉMOIRE D’ALTERPRESSE


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